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25/01/2015

Quand passent les Cigognes (Redifusion)

Mais qui a osé dire que les cigognes avaient peur des loups ?  C’est vite oublié qu’à Noël, j’avais fait copain copain avec elles dans la Tour de Boucoiran. Non, la raison de leur retard dans le ciel d’Uzès était due au Mistral qui les empêchait de remonter vers le Nord. Du coup, prise de fatigue elles se sont laissées dérivées sur Nîmes, attirées par la pelouse du Stade des Costières. Et là, bing !!!!, pile poil au moment où elles allaient se poser entre les buts, une rafale les a déportées sur la Clinique Grand Sud. Précisément à l’instant où j’étais en train d’y faire scanner ma putain d’épaule ! (comme dirait Aude ) . Pendant que l’on me mettait en conserve dans leur cylindre découpeur de rondelles, ma petite Louvette, deux étages au dessus, était en train de « poussez Madame, poussez, respirez, on reprend, poussez, faites le petit chien ». Enfin vers 17.30 on est sorti, en même temps, Olivia, le fruit de ses entrailles, du ventre de sa mère et moi du scanner. Heureusement qu’ils n’ont pas eu à me tenir suspendu par les pieds !!! Quoique les deux petites claques sur les fesses, si c’était la jolie petite manipulatrice qui me les avaient données  …… je n’aurai peut-être pas dit non.

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Maman sam et ses filles Janou et Olivia (50 cm et 3.390kg)

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09:15 Publié dans Famille | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : naissance

04/07/2014

Ma Nouvelle Naissance

Quand on est un enfant, certains évènements, certains gestes ou certaines paroles prennent des proportions dont les adultes n’ont pas conscience. Les petits loups ne sont pas épargnés par cela, et ce que je vais vous conter est parfaitement véridique. Lorsque j’en ai parlé à ma mère, bien des années plus tard, elle est fut très surprise, ne s’étant jamais doutée de rien. Peut-être parce qu’elle n’était pas assez à l’écoute de son petit louveteau, mais cela est une autre histoire, je n’en parlerai qu’en présence de mon Psy.
Venons en aux faits, voilà t’y pas qu’un beau jour, remontant aux confins de ma mémoire, j’appris par quelles indiscrétions que ma mère devait, enfin, se rendre à la maternité de Clermont, j’écris «enfin » car j’étais tout à fait persuadé, qu ‘elle y allait pour moi afin de régulariser cette incroyable situation dont-on me rabattait les oreilles et qui faisait de moi un clandestin en séjour irrégulier depuis ma naissance. J’étais celui qui n’était pas né comme les autres et je le ressentais très mal.
Dans ma charmante petite tête de loup j’avais du mal à comprendre : Tout enfant qui naît doit passer par la maternité. Or près de cinq années s’étaient passées depuis ma naissance dans la salle à manger de ma Grand-mère, et mes parents n’avaient pas encore trouvé le temps de se mettre en règle avec « la norme ». Qu’avais-je donc fait pour mériter d’être ainsi délaissé ?
La nouvelle me réjouissait donc fort, et comme je n’y connaissais rien, je ne fis aucune relation avec le ventre de ma mère qui s’arrondissait à vue d’œil. Claude m’expliqua un soir, que nous pourrions entendre battre le cœur de « la petite sœur » si nous posions notre tête près du nombril de Denise. Franchement, je ne voyais pas où il voulait en venir.
Le 24 janvier 1954, mon père arriva tout joyeux, et nous dit que nous allions à la maternité. Il était temps, depuis qu’on me le promettait, cette journée s’annonçait fabuleuse, car imaginez-vous, qu’en plus, il avait neigé, « ma première vraie neige », la plus ancienne dont je me souvienne. Nous nous rendîmes à pied jusqu’à l’établissement hospitalier situé à moins de cinq minutes de la maison car les routes étaient impraticables et que de toute façon nous n’avions pas de voiture.
Et voici que dans ce bâtiment de briques rouges, j’ai cru que j’hallucinais, je découvris que j’avais un petit frère, ce qui, en soit, n’était pas si grave que ça, mais mes parents n’eurent même pas l’idée de profiter de sa naissance pour régulariser la mienne. Je découvris ce jour là que les adultes étaient encore plus immatures que nous.
Je passe bien sûr, sur la tromperie sur la marchandise, on nous avait promis une petite sœur, et voilà que nous avions un troisième « larron ».
Ma mère fut très peinée d’avoir encore un garçon, et ne se consola que lorsque ma grand-mère Léontine (la sorcière) lui promis que plus tard elle aurait « une » petite fille.
Ce que mon aïeule avait prédit s’avéra exacte, il y eu « une » fille, qu’ « une » seule à la génération suivante au milieu d'une floppée de cousins. Elle est d’ailleurs très fière d’être celle par lui la prédiction de son arrière grand-mère s’est accomplie.