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13/09/2014

Carnet de Route de Jean RENOUX 13 septembre 1914

Dimanche 13. Je bois du café et mange un petit morceau de pain. Je n’ai plus de fièvre. J’espère qu’on va me changer mon pansement aujourd’hui.

 

 

Je reste à Saint Sauveur jusqu’au 4 octobre où je suis évacué.

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12/09/2014

Carnet de Route de Jean RENOUX 12 septembre 1914

Samedi 12. 4 camarades dont évacués, nous restons 2 dans la chambre. L’infirmière vient prendre la température, on me donne un lavement à la glycérine et 50 ctgr de quinine pour la fièvre. À 10 heures je bois du bouillon et mange quelques pommes de terre, l’après midi je lis, à 5 heures riz et singe[1] à la vinaigrette. Je m’allonge et compte bien dormir. Dehors un vent de tempête nous réveille à chaque instant. Enfin vers 1 heure du matin je m’endors assez bien.

 



[1] Corned-beef

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11/09/2014

Carnet de Route de Jean RENOUX 11 Septembre 1914

Vendredi 11. La fièvre est un peu tombée 37°3 je suis mis au lait environ 2 litres par jour et à la tisane à discrétion, je bois beaucoup, j’ai toujours mal au ventre, je le dis au major, il me donne 3 cachets de rhubarbe qui ne font pas d’effet.

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10/09/2014

Carnet de Route de Jean RENOUX 10 septembre 1914

Jeudi 10.Réveil à 6 heures, je suis à la diète, le major[1] passe à 8 heures, je suis très constipé et le ventre me fait mal, je dors un peu dans la journée. Deux prêtres viennent nous causer et la journée est passée.

 



[1] Le Médecin Major.

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09/09/2014

Carnet de Route de Jean RENOUX 9 septembre 1914

Mercredi 9. Les gens viennent nous voir vers 3 heures du matin. Le capitaine se fâche et fait demander l’instituteur. Il arrive 1 heure après. Il est sommé d’avoir à nous fournir deux voitures et deux chevaux pour nous emmener. Enfin les voitures arrivent nous sommes serrés mais contents d’être sortis de là. En passant dans le village, les allemands tirent sur un aéro qui passe juste au dessus de nous, les débris d’obus tombent sur les toits et aucun de nous n’est touché.

 

Nous arrivons par la route à Rampont, tout le pays est brûlé, nous trouvons le service de santé du régiment très étonné de nous voir dans cet état. Nous continuons jusqu’à Blercourt où un train est formé pour nous. On nous descend chez le garde barrière et un premier pansement nous est fait. On nous donne à boire et on nous met dans le train pour Verdun. Nous arrivons vers 1h½ (13h30) et sommes aussitôt dirigés vers l’Hôpital Saint Sauveur. Nous passons chacun notre tour sur la table de pansement. On coupe un poignet à l’un et un orteil à un autre ! C’est mon tour. Le médecin me demande si je sens où est la balle, je lui montre l’endroit, il regarde et après m’avoir fait tenir par trois personnes commence à faire une incision dans le coté. Le bistouri me fait mal mais je ne crie pas trop, enfin la balle est sortie, on me la donne et après le pansement on me transporte dans une salle où nous sommes 6, j’ai la fièvre et ne peut dormir.

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