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29/04/2016

La petite sorcière

Mon papounet étant en train de faire la sieste, j'en profite pour lui "piquer" son blog quelques instants.
L'éspérou la neige-90224 02 (32).jpgC'est vrai quoi, toujours il raconte des histoires de loups , de manif, de jambe plus courte (ou plus longue) que l'autre, de père Noêl pas content , de juva machin et j'en passe. Mais il nous oublie, nous les sorcières, Saadou ne va pas être contente. Moi, je suis sorcière de mère en fille, parait que ça remonte à mon arrière-arrière grand mère. C'est pour ça que nous avons une sorcière de collée sur la capucine de la tanière à roulette.
Vous ne me croyez pas,? eh bien vous allez voir !!!!
Je vais vous jeter un sort !!!!
D'abord je fais la danse du grimoire satanique!!!

Sorcière-Jeanne-90225 01 (27).jpg


Ensuite je concentre mes pouvoirs magiques !!!

Sorcière-Jeanne-90225 01 (8).jpg


Enfin je jette le sort !!!

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Et hop , voilà le résultat, regardez vous dans la glace !!!!

crapeau.jpg


Je vous ai bien eu !!! N'est-ce pas ? allez je vous fais la bise, pour vous transformer en prince charmant.

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05/02/2016

La Triste et Lamentable Histoire de Dame ESPAZE, Sorcière Patentée d'UZÉS

Puisque vous aimez les histoires de sorcières, et pour terminer mon cycle Halloween et autres récits macabres je vais vous conter de nouveau les mésaventures  absolument authentiques de Dame ESPAZE (comme l’attestent Gaston CHAUVET et Lionel d’ALBIOUSE, historiens patentés de notre bonne ville d’Uzès). Permettez moi seulement de vous en livrer une version revue et corrigée par un loup de vos connaissances, qui n’en a pas toutefois modifié la véracité sur l’essentiel. Car voyez vous, si nos illustres auteurs ont puisé dans les archives municipales, ils n’ont pu, par contre, bénéficier de témoignages oculaires, et pour cause car notre histoire s’est déroulée à la fin du XVème siècle. Or à cette époque, je pratiquais l’amour courtois avec une jeune chienne nommée Pifette, une « bergère cévenole », qui surveillait le troupeau de son maître sous « les barris » du château ducal. Les loups n’ayant pas le droit de citer à l’intérieur des remparts, nous nous retrouvions près d’une capitelle, une de ces huttes en pierres sèches que les provençaux nomment « bories ». C’est là qu’elle me raconta la triste et lamentable histoire des trois sorcières d’Uzès, tandis que je dégustais la carcasse d’un agneau mort né que Pifette et son berger m’avait laissé en guise de déjeuner.
Vous vous plaignez mais sachez qu’ en ce temps là l’administration de notre beau pays était encore plus compliquée qu’aujourd’hui, rien que pour notre ville, nous avions trois pouvoirs, celui du roi, celui de l’évêque et celui des consuls et autres échevins. Chacun d’entre eux avait son siège, son tribunal et son gibet, Le pilier de celui du pouvoir royal est encore visible sur l’ancien chemin de Nîmes, derrière le Mas de Justice, le bien nommé, car braves gens, si vous demeurez dans un lieu appelé « Pont de justice », « quartier de justice », « fontaine de justice », apprenez que c’est là, qu’au Moyen âge on pendouillait larrons et malandrins.
Mais je m’égare, revenons-en à nos « masques » car c’est ainsi que l’on nomme dans nos pays celles qui se livrent à la magie noire.
sorcière d'Uzès.jpgEn l’an de grâce 1491, Dame Espaze, qui demeurait rue de l’Epée, entre la Tour du Roy et celle de l’Evêque, fut accusée de sorcellerie en compagnie que deux autres femmes du quartier. Nos trois sorcières, ou prétendues telles, furent conduites à la tour de l’Evêque, siège du pouvoir épiscopal. Deux d’entre elles, dont notre Dame Espaze furent condamnées à la pendaison, et suspendues par le cou au gibet de Monseigneur l’évêque jusqu’à ce que mort s’en suive. La troisième eu à subir le bannissement, on dit qu’elle s’en alla quérir aventure au-delà des mers, mais une farfadette de mes amies prétend qu’elle serait revenue dans nos contrées, et que l’on pouvait, les soirs de pleine Lune, de Sabbat ou de bacchanales, la voir voltiger sur son « escoube » dans le ciel au dessus du château de Najac avant d’aller quérir le fantôme de Marion du FAOUËT sur les Landes de GUISCRIFF.

La suite de mon histoire, car elle n’est point finie, je vous la narre comme Pifette me l’a racontée, elle qui a tout vu, tout su, tout entendu, tout retenu.
Scandale ! scandale ! s’écria le sénéchal, représentant du pouvoir royal, "Monseigneur l’évêque de quel droit avez-vous fait pendre ses deux femmes ?, c’est une honte". Le prélat, tout confus, jura de sa bonne foi,
« la sorcellerie c’est du domaine du spirituel »

« Que nenni, seule la justice du Roy peut décider des cas exigeant la mort, faîtes dépendre ces dames et que l’on conduise les corps à la tour du Roy, siège de la sénéchaussée !! »
On dépendouilla donc Dame Espaze et sa compagne, on convoqua les témoins, on rameuta la foule, et après en avoir délibéré avec lui-même, le sieur sénéchal fit amener les deux suppliciées au gibet royal cette fois, où elles furent rependues. « Ainsi, comme l’écrit Gaston CHAUVET dans son ouvrage, fut rétablie publiquement dans ses droits et privilèges usurpés, la juridiction du roi de France

21:37 Publié dans Les sorcières | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : sorcellerie

15/01/2016

Les sorcières de ROUFFACH

 

 Il y a-t-il des gentilles sorcières me demandait Ginette lors de ma dernière note. Oh que oui !!!  Et voici Pourquoi:

flutes.jpgCe petit texte figurait en avant propos, d’un rapport de stage rédigé en 1997 après un séjour de trois semaines en Alsace pendant ma formation de Cadre- Infirmier. Il était même illustré par un dessin de mon père.
Si l'on devait donner à l'ALSACE le titre de "Pays des sorcières", ROUFFACH en deviendrait certainement la capitale.
Vers la mi-Juillet, cette petite ville consacre à ces personnages une très grande fête. Il y a aussi à ROUFFACH un bâtiment qui porte le nom de "Tour des sorcières" et au pied du quel se trouve un restaurant décoré de mannequins à leur effigie.
Pourtant celles qui donnèrent leur nom à ce monument n'avaient que très peu de rapport avec ces personnages de légende juchés sur leur balai. Car, elles étaient des êtres de chair et de sang, et les séjours qu'elles effectuaient dans la tour de ROUFFACH n’avaient rien ni de touristiques, ni de gastronomiques. C'était ici qu'elles étaient soumises à la question, torturées, emprisonnées avant d'être conduites à la potence et au bûcher.
Ces femmes, victimes de la bêtise humaine, étaient les ancêtres des infirmières. C'était des guérisseuses qui savaient panser les plaies de l'âme et du corps. C'est à elles que les autres femmes confiaient leurs peines, leurs amours, leurs inquiétudes et leurs angoisses face à la sexualité et à la maternité. Le planning familial, la conseillère conjugale, la psychothérapeute, la sage femme ce sont les "sorcières" qui les ont incarnés au Moyen-âge, et c'est l’IVG qui a souvent servi de prétexte pour les livrer au bourreau. Bien sûr ,parfois ..,souvent ..,ce n'était que remèdes de "Bonnes Femmes", mais l'ignorance des "sorcières" n'avait rien à envier à celle des Médecins de l'époque et de l'expérience des unes et de celle des autres sont nées science et conscience de leurs successeurs.
C'est parce que je rejette l'intolérance et ses cortèges d’inquisiteurs que je me permets, Mesdames les sorcières, de vous rendre cet hommage profondément sincère et de vous demander de veiller sur nous, infirmiers d’aujourd’hui, mais aussi et surtout parce qu’ils en auront grand besoin, de veiller sur les infirmières et infirmiers de demain
.

 

31/10/2015

Allo OUINE ? Ici TROUILLE !!!!!!

Halloween, cette fête anglosaxone n’a pas pris en France, la preuve, il suffit de lire les pages locales des journaux : que font les enfants dans les centres aérés pendant les vacances de Toussaint ? Et bien ils…..heu….enfin……bon…..bref……. les centres aérés sont un mauvais exemple.  Prenons en un autre, et mettons nous à l’écoute des mioches à la sortie des écoles, humm ???? Pour eux les prochaines vacances ce sont celles de ….d’Halloween ! encore raté . !!!

 Ah ben, que voulez vous, la Toussaint, ça n’évoque rien dans leurs jolies têtes,  Ils ont bien raison, à leur âge, il vaut mieux rire et se faire peur avec la mort que de pleurer et d’aller déposer des fleurs sur la tombe de personnes qu’ils n’ont souvent jamais connues.

Sorcière-Sam-61101-01.jpgPour en revenir à Halloween, il est vrai que commercialement, ça n’a pas pris, à part chez les marchands de citrouilles. C’est peut-être tout bêtement, (ou tout intelligemment) parce que cette « fête » échappe totalement aux adultes et aux marchands du temple, les rayons des magasins se font de plus en plus petits chaque année, les articles restent sur les étagères et cependant les mioches, mais aussi les ados trouvent moyen de se déguiser et d’organiser de ci de là une petite soirée «  gros frissons », et je ne reviendrai pas sur nos centres aérés qui ont trouvé là un beau sujet d’animation permettant d’occuper les enfants pendant la huitaine. Certes le coté «  Des bonbons ou je te jette un sort » , ça fait un peu racket , faut pas s’étonner si quelques temps plus tard la jeunesse dorée de Neuilly t’interpelle pour exiger « ton portable, ou j’te fais une boutonnière avec mon cutter ».

Bon, où j’en étais moi déjà ? ah oui !!!! je vais profiter de ce mois d’octobre pour vous ressortir quelques histoires de sorcières, Il y en avait quelques unes dans la famille, parfois mariées avec des jeteurs de sorts. Alors, je te le dis : « Lis mon blog, où je fais partir ton ordi en fumée !!! » HiHiHiHi (ceci est un rire maléfique) « Si tu veux que je lève le sort, il te faudra laisser un com !!!! »

Qu’est-ce qu’il ne faut pas faire pour faire monter les stats !!!!!!

18/09/2015

La triste et lamentable histoire des sorcières d'Uzès

Allez, comme nous sommes encore en vacances je me fais un petit plaisir en rééditant cette note écrite en Juin de l'année dernière. L'histoire est véridique, si on en croit les historiens .

Je dédis cette rediffusion à Colapat et à Saadou

Puisque vous aimez les histoires de sorcières je vais vous en raconter une, absolument authentique (comme l’attestent Gaston CHAUVET et Lionel d’ALBIOUSE, historiens patentés de notre bonne ville d’Uzès). Permettez moi seulement de vous en livrer une version revue et corrigée par un loup de vos connaissances, qui n’en a pas toutefois modifié la véracité sur l’essentiel. Car voyez vous, si nos illustres auteurs ont puisé dans les archives municipales, ils n’ont pu, par contre, bénéficier de témoignages oculaires, et pour cause car notre histoire s’est déroulée à la fin du XVème siècle. Or à cette époque, je pratiquais l’amour courtois avec une jeune chienne nommée Pifette, une « bergère cévenole », qui surveillait le troupeau de son maître sous « les barris » du château ducal. Les loups n’ayant pas le droit de citer à l’intérieur des remparts, nous nous retrouvions près d’une capitelle, une de ces huttes en pierres sèches que les provençaux nomment « bories ». C’est là qu’elle me raconta la triste et lamentable histoire des trois sorcières d’Uzès, tandis que je dégustais la carcasse d’un agneau mort né que Pifette et son berger m’avait laissé en guise de déjeuner.
Vous vous plaignez mais sachez qu’ en ce temps là l’administration de notre beau pays était encore plus compliquée qu’aujourd’hui, rien que pour notre ville, nous avions trois pouvoirs, celui du roi, celui de l’évêque et celui des consuls et autres échevins. Chacun d’entre eux avait son siège, son tribunal et son gibet, Le pilier de celui du pouvoir royal est encore visible sur l’ancien chemin de Nîmes, derrière le Mas de Justice, le bien nommé, car braves gens, si vous demeurez dans un lieu appelé « Pont de justice », « quartier de justice », « fontaine de justice », apprenez que c’est là, qu’au Moyen âge on pendouillait larrons et malandrins.
Mais je m’égare, revenons-en à nos « masques » car c’est ainsi que l’on nomme dans nos pays celles qui se livrent à la magie noire.
En l’an de grâce 1491, Dame Espaze, qui demeurait rue de l’Epée, entre la Tour du Roy et celle de l’Evêque, fut accusée de sorcellerie en compagnie que deux autres femmes du quartier. Nos trois sorcières, ou prétendues telles, furent conduites à la tour de l’Evêque, siège du pouvoir épiscopal. Deux d’entre elles, dont notre Dame Espaze furent condamnées à la pendaison, et suspendues par le cou au gibet de Monseigneur l’évêque jusqu’à ce que mort s’en suive. La troisième eu à subir le bannissement, on dit qu’elle s’en alla quérir aventure au-delà des mers, mais une farfadette de mes amies prétend qu’elle serait revenue dans nos contrées, et que l’on peut, les soirs de pleine Lune, de Sabbat ou de bacchanales, la voir voltiger sur son « escoube » dans le ciel au dessus du château de Najac. e49934702ab3fc7c91ea276e79f204a8.jpg
La suite de mon histoire, car elle n’est point finie, je vous la narre comme Pifette me l’a racontée, elle qui a tout vu, tout su, tout entendu, tout retenu.
Scandale ! scandale ! s’écria le sénéchal, représentant du pouvoir royal, "Monseigneur l’évêque de quel droit avez-vous fait pendre ses deux femmes ?, c’est une honte". Le prélat, tout confus, jura de sa bonne foi,
« la sorcellerie c’est du domaine du spirituel »

« Que nenni,seule la justice du Roy peut décider des cas exigeant la mort, faîtes dépendre ces dames et que l’on conduise les corps à la tour du Roy, siège de la sénéchaussée !! »
On dépendouilla donc Dame Espaze et sa compagne, on convoqua les témoins, rameuta la foule, et après en avoir délibéré avec lui-même, le sieur sénéchal fit amener les deux suppliciées au gibet royal cette fois, où elles furent rependues. « Ainsi, comme l’écrit Gaston CHAUVET dans son ouvrage, fut rétablie publiquement dans ses droits et privilèges usurpés, la juridiction du roi de France »