<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?> <?xml-stylesheet title="XSL formatting" type="text/xsl" href="/atom.xsl" ?> <feed xmlns="http://www.w3.org/2005/Atom" xml:lang="fr"> <title>AKELA</title> <link rel="self" type="application/atom+xml" href="http://aufonddubois.midiblogs.com/atom.xml"/> <link rel="alternate" type="text/html" href="http://aufonddubois.midiblogs.com/" /> <subtitle>Vague à l'âme</subtitle> <updated>2008-09-06T22:27:30+02:00</updated> <rights>All Rights Reserved blogSpirit</rights> <generator uri="http://www.midiblogs.com/" version="5.0">midiblogs.com</generator> <id>http://aufonddubois.midiblogs.com/</id>  <entry> <author> <name>AKELA</name> <uri>http://aufonddubois.midiblogs.com/about.html</uri> </author> <title>Les colères du Georges</title> <link rel="alternate" type="text/html" href="http://aufonddubois.midiblogs.com/archive/2008/09/05/les-coleres-du-georges.html" />  <id>tag:aufonddubois.midiblogs.com,2008-09-05:114513</id> <updated>2008-09-05T15:40:01+02:00</updated> <published>2008-09-05T15:40:00+02:00</published>   <category term="Historiette" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#category" />    <category term="Le Georges" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="historiette" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <summary> Si Georges n’est pas dans les travers avec ses  « bédigues&quot;  et que vous le...</summary> <content type="html" xml:base="http://aufonddubois.midiblogs.com/"> Si Georges n’est pas dans les travers avec ses &lt;strong&gt;« bédigues&quot;&lt;/strong&gt; et que vous le cherchez, vous le trouverez dans sa ferme  située sur la route du col à huit cent mètres de notre maison, autant dire pratiquement à la limite de la promiscuité. Parce que Georges, il est « spécial », avec Elie, mon beau père, il était régulièrement fâché,  lui seul savait pourquoi, sa fâcherie disparaissait aussi mystérieusement et aussi brutalement qu’elle était venue. Un beau jour, après quelques mois de « mourre », il arrivât à pied un sac de jute à la main, se plantât devant Elie, assit sur son banc, sans dire ni bonjour ni bonsoir, « Tiens c’est pour toi, les chiens l’ont tué ce matin », et il repartit aussi sec. Elie, sans dire un mot, se levât, prit le sac, jetât un coup d’œil à l’intérieur avant de le porter à la maison. Au repas du soir, nous avons appris qu’il s’agissait d’un beau marcassin qui allait finir, en civet,  sur la table le dimanche suivant. Georges et Elie allaient de nouveau pouvoir se parler et boire ensemble quelques bons coups à la prochaine foire, ils étaient réconciliés, enfin jusqu’à la prochaine fois.&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;C’est sa façon d’aimer à Georges&lt;/strong&gt; </content> </entry>  <entry> <author> <name>AKELA</name> <uri>http://aufonddubois.midiblogs.com/about.html</uri> </author> <title>Le Retour de la Vengeance du Georges</title> <link rel="alternate" type="text/html" href="http://aufonddubois.midiblogs.com/archive/2008/09/03/le-retour-de-la-vengeance-du-georges.html" />  <id>tag:aufonddubois.midiblogs.com,2008-09-03:114287</id> <updated>2008-09-03T18:40:28+02:00</updated> <published>2008-09-03T18:45:00+02:00</published>   <category term="Historiette" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#category" />    <category term="Vie quotidienne" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="historiette" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <summary> Nous avions à peine déposer nos bagages dans la vieille maison de famille de...</summary> <content type="html" xml:base="http://aufonddubois.midiblogs.com/"> Nous avions à peine déposer nos bagages dans la vieille maison de famille de ma Dame Zette, que nous l’avons vu arriver sur son tracteur, l’œil malicieux et frais comme un gardon malgré ses quatre-vingt ans passés, il a sauté de sa machine pour venir nous saluer, et il nous a expliqué qu’en début d’après midi, il était en train de se reposer en lisant  la gazette locale, après s’être levé à six heures du matin pour aller garder le troupeau et s’occuper des jeunes agneaux, quand son gendre  lui avait dit « Si vous n’avez rien de mieux à faire, allez chercher les ballots de foins dans le pré de la Lina. » Tout autre que Georges aurait mal pris la chose, mais lui, s’était exécuté sans protester. Ne croyez surtout pas que c’est par crainte du gendre ou par lâcheté qu’il avait obéi, non, c’était par malice, car de champs en champs de pré en pré, de maison en maison, tout en baladant son rouleau de sainfoin, notre Georges s’en est allé raconté sa petite histoire aux uns et aux autres, il est comme ça notre Georges, il n’est pas rancunier, mais il a ses petites vengeances à lui, ça suffit à son bonheur. </content> </entry>  <entry> <author> <name>AKELA</name> <uri>http://aufonddubois.midiblogs.com/about.html</uri> </author> <title>Chaleureuses Retrouvailles</title> <link rel="alternate" type="text/html" href="http://aufonddubois.midiblogs.com/archive/2008/08/31/chaleureuses-retrouvailles.html" />  <id>tag:aufonddubois.midiblogs.com,2008-08-31:113994</id> <updated>2008-09-01T08:04:48+02:00</updated> <published>2008-09-01T08:05:00+02:00</published>   <category term="Souvenirs d'Enfance" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#category" />    <category term="Maltraitance" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <summary> Comme je l’ai déjà écrit, mes parents ont connu une période d’errance, Ma...</summary> <content type="html" xml:base="http://aufonddubois.midiblogs.com/"> Comme je l’ai déjà écrit, mes parents ont connu une période d’errance, Ma mère souhaitait retrouver sa Provence, (en fait le conté de Nice) et quitter la Picardie, où ils avaient pourtant trouvé enfin un travail stable après de nombreuses galères. Des Hautes Alpes en passant par la Lozère, ils mirent près de quatre années avant de se poser pour une grosse décennie à Aix en Provence.&lt;br /&gt;
Leur périple commença en septembre 1959 lorsqu’ils eurent enfin obtenu leur mutation pour LARAGNE.  En  attendant qu’ils trouvent un appartement correct il fut décidé que je resterai avec mes grands-parents le temps de finir mon cycle primaire.&lt;br /&gt;
Je n’ai pas le souvenir d’avoir mal pris « la chose » à ce moment là, pas de pleur ni de révolte. C’était décidé comme cela, voilà c’est tout. Je pense que je n’avais pas tellement une exacte notion du temps, un mois de vacances ou une année scolaire avec mes grands-parents, c’était du pareil au même, je ne devais pas faire la différence.&lt;br /&gt;
Pour moi, « l’absence » se concrétisait par l’appartement vide, au premier étage de la grande maison que louaient mes grands-parents. Je m’y rendais de temps en temps, à la recherche de je ne sais trop quoi. J’avais moi-même déménagé, délaissant la chambre dite de  « la Tante Berthe » pour une autre au rez-de-chaussée derrière le bureau de mon grand-père. &lt;br /&gt;
Je passais Noël et Pâques « là-haut », car pendant tout ce temps, je ne vis pas mes parents, je savais que leur séjour à LARAGNE  s’était mal passé, et qu’ils avaient émigré au printemps à Saint ALBAN sur LIMAGNOLE en LOZÉRE. &lt;br /&gt;
Je dus attendre les congés de mon grand-père, en juillet pour descendre avec eux rejoindre le reste de ma famille qui habitait une villa neuve en location, avec l'au chaude, la douche, le WC moderne etc..&lt;br /&gt;
A notre arrivée  mes parents nous firent faire le « tour du propriétaire », et je dois avouer que j’étais très agréablement surpris, habitué que j’étais à la vieille maison de Picardie, sans salle de bain, où l'on faisait sa toilette sur l'évier de la cuisine à l'eau froide, et son « Cagadou » au fond de la cour. Spontanément j’ai laissé voir ma satisfaction, «&lt;em&gt;&lt;strong&gt; Que c’est beau, chez vous ! ! !», &lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;la réponse de ma mère fut cinglante et immédiate, &lt;strong&gt;après 10 mois de séparation, je retrouvais sa tendresse maternelle&lt;/strong&gt;. En guise de bienvenue  j’ai reçu une superbe gifle &lt;strong&gt;&lt;em&gt;« Tu ne dois pas dire chez vous, mais chez nous ». &lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;Il y avait quinze minutes à peine que j’étais de retour dans la « douceur du cocon familial ».&lt;br /&gt;
Ainsi était ma mère, plus le temps passe, plus je pense qu’elle nous aimait quand même, mais à sa façon, elle n’était ni maternelle, ni maternante, son devoir était de nous « élever », ce qu’elle pensa faire, en oubliant de « nous éduquer ». Sa carrière passait avant nous, par moment, je pense qu’il lui arrivait de culpabiliser, mais sa « parano » reprenait le dessus et nous payons cash ses instants de faiblesse. &lt;br /&gt;
Quelques années avant sa mort, nous avons évoqué « ces cinglantes retrouvailles Lozérienne », elle se souvenait de la scène mais elle m’a affirmé qu’elle n’avait pas été jusqu’à me gifler, et qu’en réalité, je n’avais eu droit qu’à une gifle symbolique. !!!!!&lt;br /&gt;
 Elle avait, à la fois tort et raison, tort, parce que la « baffe », je l’ai pris réellement en pleine gueule, à tous les sens du terme.  Elle avait aussi raison, car ce qui fut le plus douloureux ce n’était pas la violence du  geste, mais la symbolique de l’acte. </content> </entry>  <entry> <author> <name>AKELA</name> <uri>http://aufonddubois.midiblogs.com/about.html</uri> </author> <title>La Maison mystérieuse</title> <link rel="alternate" type="text/html" href="http://aufonddubois.midiblogs.com/archive/2008/08/26/la-maison-mysterieuse.html" />  <id>tag:aufonddubois.midiblogs.com,2008-08-26:113425</id> <updated>2008-08-30T09:31:53+02:00</updated> <published>2008-08-30T09:35:00+02:00</published>   <category term="Souvenirs d'Enfance" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#category" />    <category term="souvenirs d'enfance" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="Berry" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="sorciers" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <summary> Nous avions rarement l’occasion de pénétrer dans la chambre de mes...</summary> <content type="html" xml:base="http://aufonddubois.midiblogs.com/"> Nous avions rarement l’occasion de pénétrer dans la chambre de mes grands-parents, et lorsque cela se produisait c’était toujours pour assister à quelques choses d’extraordinaires, (pour nous), comme par exemple la pose de ventouses sur le dos de « Popeye &quot; surnom que ses fils avaient donné à mon grand-père.&lt;br /&gt;
Ce soir là, l’objet de notre venue et de notre curiosité était un « jouet », du moins c’est ce que je crus d’abord, il s’agissait de la maquette en contre plaqué d’une petite maison presque cubique avec un hangar sur le coté droit et une « véranda » sur la face arrière. Cela ressemblait fort à nos petites fermes en bois qui nous permettaient de jouer aux paysans, avec nos troupeaux de moutons en plastique, nos veaux, vaches, cochons, couvées en même métal, comme dirait mon père.&lt;br /&gt;
Je me demandais bien pourquoi nous devions tous nous extasier devant cette maisonnette, et j’attendais le moment où nous pourrions en prendre possession pour nous amuser.&lt;br /&gt;
Je fus très désabusé lorsque mon grand-père replaça très religieusement la maquette dans l’armoire normande de sa chambre. Pour nous consoler, il nous montra &lt;strong&gt;les emprunts russes, qui avaient l’air d’amuser tout le monde&lt;/strong&gt;. Je ne pouvais pas savoir que cela représentait toutes les économies que mon arrière-grand-mère avait placées avant la guerre de 1914. Mon grand-père les remis à leur place en disant « On ne sait jamais, les soviétiques finiront bien par respecter les règles internationales ». Je ne comprenais rien à tout cela, pourtant Popeye finira par avoir raison, quinze ans après sa mort, les Russes acceptèrent, en 1998, de rembourser en francs, ce qui avaient été payé en « francs or » près d’un siècle avant. Sans les intérêts, bien sur ! ! !&lt;br /&gt;
J’oubliais rapidement les emprunts russes et la maisonnette en carton, retournant à ma vielle ferme qui avait finalement son charme.&lt;br /&gt;
Un nom commençait cependant à « traîner » dans les conversations, celui de VILLIERS, qui constituait avec PAULNAY et  SAULNAY les  « Trois pays du triangle des sorciers » d’après un dicton du BERRY et où reposait « l’Oncle Auguste ». Il était de son vivant sabotier et garde chasse. Deux métiers de fainéant disaient les paysans, ce qui manquait d’indulgence, sinon d’objectivité. On lui reprochait d’être un grand coureur de jupons devant l’éternel ce qui était très exagéré, car sa réputation était telle que ce sont les filles qui lui courraient après. L’oncle Auguste était un homme superbe, de haute taille, et qu’il avait été cuirassier pendant le service militaire. Il faisait aussi fonction de prévôt d’armes, c’est à dire entraîneur d’escrime. Avec ses jolies bacchantes et sa belle prestance, pas étonnant qu’il ait fait des ravages parmi ses contemporaines. Et je n’oublie pas de rappeler qu’en outre il exerçait comme il se doit la sorcellerie, désenvoûteur d’après ses amis, et jeteur de sort pour les mauvaises langues.&lt;br /&gt;
Un beau jour de printemps, je devais avoir six ou sept ans, la famille se mit en ordre de marche, comme je vous l’ai déjà décrit par ailleurs : mes grands-parents dans la 4 Cv, nous derrière, Luc entre Jean-Claude et moi dans sa caisse d’Omo, en guise de berceau, une partie des valises solidement fixées  sur la galerie du  toit, le reste dans la « cinquième roue », sorte de remorque équipée d’une seule roue au centre et attelée de manière rigide au pare-chocs de la voiture. Quant à mes parents, ils suivaient comme d’habitude sur la Vespa.&lt;br /&gt;
A la sortie d’une petite agglomération, en direction de &lt;strong&gt;MEZIERES en  BRENNE&lt;/strong&gt;, nous stoppâmes devant une maisonnette cachée par des plantes grimpantes. Après quelques minutes je réalisais que je me retrouvais devant la même maison que celle de la maquette, mais en vrai. Elle ne paraissait pas aussi fraîche que son modèle réduit, mais la ressemblance était frappante. Nous étions à VILLIERS.&lt;br /&gt;
C’était un petit paradis pour des enfants, dans les grandes herbes qui envahissaient le jardin, Jean-Claude et moi, trouvâmes deux petites huttes, en chaumes. C’était d’anciens poulaillers, une véritable aubaine pour nous de « posséder » ainsi des cabanes toutes faites, et qui nous appartenaient, car, nous avions déjà compris une chose importante, nous étions « chez nous ».&lt;br /&gt;
Le hangar qui jouxtait la maison était fait de planches, plus tard, conformément à la maquette, Popeye le remontera en « dur », quant à la véranda, c’était en réalité l’atelier de sabotier de l’oncle, Auguste GEORGET, avec ses outils et des sabots en cours de fabrication, comme si le maître artisan, s’était absenté pour quelques minutes et allait reprendre son ouvrage, après nous avoir accueillis. &lt;br /&gt;
J’étais trop jeune à l’époque pour partager l’émotion que devaient ressentir les adultes à cet instant, où tout était figé à la minute où le vieil homme avait fait le malaise qui allait l’emporter, alors qu’il confectionnait sa dernière paire de sabots.&lt;a href=&quot;http://aufonddubois.midiblogs.com/media/00/00/740ded60bf184cfdd1815365eb3905e2.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://aufonddubois.midiblogs.com/media/00/00/740ded60bf184cfdd1815365eb3905e2.jpg&quot; id=&quot;media-60610&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;740ded60bf184cfdd1815365eb3905e2.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Popeye à sa fenêtre.&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
Pour la petite histoire, ce minuscule Village fut mêlé à l’Affaire &lt;strong&gt;MIS et THIENOT&lt;/strong&gt; qui défraya la chronique en 1950. Le crime de MÉZIÈRE en BRÊNNE s’est déroulé à moins de huit kilomètres de la maisonnette de la Tante Berthe. Le très douteux et très contreversé principal témoin à charge, logeait à cette époque chez sa mère à VILLIERS, c’était un simple d’esprit que le Patron du Garde Chasse assassiné fit transférer dans ces propriétés du Nord de la France après le procès pour qu’il ne puisse pas être « manipulé » par le comité de soutien.&lt;br /&gt;
C’est dans cette maison que mon grand-père se retira lors de sa retraite  qui coïncida avec la mort de ma grand-mère.  La jolie maquette en bois était leur projet commun, il se retrouva seul pour le réaliser. </content> </entry>  <entry> <author> <name>AKELA</name> <uri>http://aufonddubois.midiblogs.com/about.html</uri> </author> <title>Le Patronage</title> <link rel="alternate" type="text/html" href="http://aufonddubois.midiblogs.com/archive/2008/08/21/le-patronage.html" />  <id>tag:aufonddubois.midiblogs.com,2008-08-21:112909</id> <updated>2008-08-24T16:53:48+02:00</updated> <published>2008-08-24T16:55:00+02:00</published>   <category term="Souvenirs d'Enfance" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#category" />    <category term="Patronage" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="éducation religieuse" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <summary> Aussi surprenant que cela paraisse, j’ai eu une éducation religieuse....</summary> <content type="html" xml:base="http://aufonddubois.midiblogs.com/"> Aussi surprenant que cela paraisse, j’ai eu une éducation religieuse. Jean-Claude et moi allions au « patronage », sorte de Centre Aéré dont le siège se situait au presbytère, nous y pratiquions diverses activités dont le catéchisme. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les bondieuseries ne m’intéressaient guère, du moins le coté mystique du terme, la mayonnaise n’a jamais trop pris avec moi. Par contre j’aimais l’aspect un peu contes et légendes, souvent fabuleux, de la bible, comme une sorte de roman feuilleton dont on attendait la suite.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le revers de la médaille, c’était la messe. Tous les Dimanches il fallait s’y coller sans pour autant avoir le droit d’aller casser la croûte au moment de la communion. J’aurai aimé savoir quel goût avait l’hostie et quels effets cela pouvait procurer. Je demandais donc à quelques initiés qui avaient fait leur première communion, mais ils ne répondaient jamais, tout en prenant un air mystérieux. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il y avait autre chose qui m’intriguait, le curé nous avait dit que pendant l’élévation, il fallait baisser la tête, car le seigneur descendait parmi nous. J’imaginais un terrible châtiment si  par malheur je me permettais de transgresser la règle, pourtant petit à petit, de Dimanche en Dimanche, emporté par une certaine curiosité, je levais d’abord légèrement les yeux, puis un peu plus, espérant apercevoir les orteils du Christ pendant sa descente, et là, promis, je rebaisserais la tête m’engageant à ne pas voir son visage, mais je n’entrevis rien, pas la moindre sandale céleste, pas l’ombre d’un ongle incarné divin. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un beau jour je finis par carrément lever les yeux pendant que les autres courbaient l’échine. Toujours rien, ça commençait à devenir sérieux, le Christ avait du, c’est sur, se tromper d’église. Je ne pouvais pas laisser le curé dans l’ignorance de ce rendez-vous manqué, il fallait que lui-même informe les fidèles de la situation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais à bien y réfléchir, c’était encore un coup à se faire engueuler, mieux valait se taire, d’autant qu’à partir de ce jour, je constatais que chaque Dimanche, le seigneur persévérait à nous poser un lapin, donc fatalement, quelqu’un finirait par s’en apercevoir et l’abbé pourrait alors adresser une réclamation en bonne et due forme à qui de droit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme si la messe dominicale ne suffisait pas, nous avions droit de temps en temps à la procession, en particulier pour les rameaux, la première fois, j’ai trouvé cela « intéressant » mais par la suite, le manque de variété dans la mise en scène fit que ça devint plutôt lassant, presque autant que les cérémonies aux monuments aux morts ou nous traînait mon grand-père  tous les 11 Novembre, parce que, manque de bol, quand ce n’était pas les uns qui nous envoyaient à la messe, c’était les autres qui nous amenaient rendre Hommage aux morts pour la patrie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les patriotes allaient finir par l’emporter dans la lutte idéologique dont nous étions l’enjeu. Mes grands-parents achetèrent, en 1958, un téléviseur, dernier modèle, (c’est à dire avec une seule chaîne en noir et blanc, la « RTF »), sur lequel entre deux pannes, trois interludes, et les plates excuses de la speakerine pour les malencontreuses interruptions momentanées de l’image, nous pouvions voir les « Porky, Bunny, Histoires sans paroles, Opallon KASSIDY » bientôt suivis de Thierry la Fronde et d’historiettes genre Club des Cinq ou Belle et Sébastien.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tout cela était bien plus intéressant que des « machins » que nous enseignaient les « curetons », du moins c’était l’opinion de ma Grand-mère, qui se proposa de nous garder tous les jeudis devant la télé au lieu d’aller nous faire endoctriner au presbytère. Comme elle avait pris le soin de faire cette proposition à nos parents devant nous, elle put compter sur deux fervents supporters et la partie fut gagner, d’autant qu’unanimement, Jean-Claude et moi avons décrété aussitôt que nous ne croyons plus en Dieu. (N’avait-il jamais cru en nous ?)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Ite missa est », si j’ose dire. </content> </entry>  <entry> <author> <name>AKELA</name> <uri>http://aufonddubois.midiblogs.com/about.html</uri> </author> <title>Une petite joie simple</title> <link rel="alternate" type="text/html" href="http://aufonddubois.midiblogs.com/archive/2008/08/13/une-petite-joie-simple.html" />  <id>tag:aufonddubois.midiblogs.com,2008-08-13:112142</id> <updated>2008-08-25T19:48:22+02:00</updated> <published>2008-08-14T01:35:00+02:00</published>   <category term="Souvenirs d'Enfance" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#category" />    <category term="enfance" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <summary> Je vous entends d’ici, en train de vous lamenter, Comment  AKELA, un garçon...</summary> <content type="html" xml:base="http://aufonddubois.midiblogs.com/"> Je vous entends d’ici, en train de vous lamenter, Comment  AKELA, un garçon si propre sur lui, peut-il écrire une note sur un sujet aussi délicat ? Mais qui puis-je ? Comment pourrais-je vous relater mon enfance sans, à un moment donné, en venir à  « elle » !!! . Ah, bien sûr, je vous parle d’un temps.. mais vous connaissez la chansonnette. Des distractions nous n’en avions pas beaucoup, et « elle » faisait partie de celles qui de temps en temps venaient égayer notre quotidien. Ma Nièce Sandrine, à qui j’en ai causé un jour au coin du feu, m’a dit  qu’elle l’avait vu en Tunisie, oeuvrant dans un petit village, et m’a certifié « qu’elle » avait toujours autant de succès auprès des enfants.&lt;br /&gt;
« Elle », c’est une ….machine, je n’ai pas trouvé de photo la représentant, (on comprend pourquoi) , mais comme elle ressemblait à celles qu’utilisaient les pompiers de jadis,vous pourrez, (pour ceux qui ne l’on jamais vu), vous en faire une idée au bas de cette note. &lt;br /&gt;
J’en ai enfin fini avec les précautions d’usage, je peux me lancer, en  souhaitant ne pas tomber dans une certaine vulgarité Je vais donc évoquer la …..comment dire ?, la pompe à M.... et oui !! Maintenant que c’est dit, plongeons dans notre sujet, (si je peux me permettre cette plaisanterie pas très fine, je le conçois)&lt;br /&gt;
Vous vous demandez comment un loup, bien éduqué de surcroît, peut avoir un attirance pour une machine dont la fonction n’est pas très ragoûtante, mais attendez, je ne vous parle pas de ces camions nickel chrome, plus propres que la cuisine d’un grand palace qui viennent vidanger des fosses sceptiques parfaitement étanches, en quelques minutes et en toute discrétion. Non, moi j’évoque la vraie pompe à Meu, la pompe à bras, de notre jeunesse, celle de l’après guerre, du temps où le tout à l’égout n’existait pas dans les petites villes. Les eaux usées étaient déversées dans le caniveau, voir dans un puisard, quand à nos « commodités » elles avaient le « charme » des cagadous, ces petites cabanes au fond du jardin ou au fond de la cour. L’écomusée de Mulhouse en possède d’ailleurs une magnifique collection qui a elle toute seule vaut le déplacement. Mais revenons en à notre sujet, et surtout à cette époque dans laquelle nous n’avions pas de télévision, encore moins de console Nintendo, pas de MP3, pas le moindre petit ordinateur, nous n’en étions même pas encore à l’électrophone Teppaz, le transistor n’était pas encore inventé, et nous n’écoutions la radio que sur le gros poste placé sur une étagère de la salle à manger. Le nôtre était encore branché sur Radio- Londres, c’est vous dire…..  Le Jeudi, nous avions bien catéchisme le matin et louveteaux l’après Midi (et oui, AKELA a été louveteau, c’est bien la moindre des choses non !!,) mais les occasions de se distraire étaient rares….fallait être créatif. Heureusement, il y avait notre fameuse pompe à bras. Cette délicieuse machine était tirée par un cheval, et elle venait régulièrement dans notre rue vidanger « les boues » des cagadous. Nous nous retrouvions vite une bonne cinquantaine, plantés devant la maison en instance de traitement. C’était, pour nous les gosses un véritable évènement, l’occasion unique de voir comment c’était chez les autres. En effet, nos « petits coins » n’étaient pas en façade, mais relégués derrière les bâtiments, il s’avérait donc nécessaire de faire passer le tuyau au travers de la maison en laissant les portes grandes ouvertes, ce qui nous permettait de satisfaire notre curiosité, et nous n’étions pas les seuls, les adultes avaient ces jours là une certaine tendance à descendre et à remonter la rue sous le moindre prétexte, histoire en fait de jeter un œil chez le voisin, et  de commenter la couleur des tapisseries ou l’état lamentable des plafonds. Mais le summum de notre plaisir était le moment que nous attendions tous, celui où le « vidangeur » et son ouvrier entamaient l’opération proprement dite.Après nous avoir fait reculer, (car ils se méfiaient de quelques garnements qui, discrètement, avaient la fâcheuse manie de desserrer le frein de la charrette avant de donner une tape sur les fesses du cheval afin de le faire avancer d’un ou deux mètres , ceci dans l’espoir de voir se déboîter le tuyau au milieu du couloir de la maison)&lt;a href=&quot;http://aufonddubois.midiblogs.com/media/00/00/e1f85ed0c65f420c7459b2f277f0e382.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://aufonddubois.midiblogs.com/media/00/00/e1f85ed0c65f420c7459b2f277f0e382.jpg&quot; id=&quot;media-58575&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;e1f85ed0c65f420c7459b2f277f0e382.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/a&gt; les deux hommes se mettaient à actionner la pompe à bras sous les railleries de la marmaille qui en chœur, entamait ce chant mélodieux « Pompons la M----, pompons la gaiement, et ceux qui nous emmerdent, on leur mettra le nez dedans » .&lt;br /&gt;
Quelle époque bénie, où nous avions des plaisirs innocents et où nous nous amusions de presque rien. </content> </entry>  <entry> <author> <name>AKELA</name> <uri>http://aufonddubois.midiblogs.com/about.html</uri> </author> <title>Le Conté de Nice</title> <link rel="alternate" type="text/html" href="http://aufonddubois.midiblogs.com/archive/2008/08/07/le-conte-de-nice.html" />  <id>tag:aufonddubois.midiblogs.com,2008-08-07:111600</id> <updated>2008-08-12T14:21:31+02:00</updated> <published>2008-08-12T14:25:00+02:00</published>   <category term="Histoire" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#category" />    <category term="Var" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="conté de Nice" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="Mercantour" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <summary> Les loups, c’est connu, ont réinvesti  notre belle terre d’accueil qu’est la...</summary> <content type="html" xml:base="http://aufonddubois.midiblogs.com/"> Les loups, c’est connu, ont réinvesti  notre belle terre d’accueil qu’est la France  sans l’aide de quiconque, le massif du Mercantour leur ayant servi de base de départ pour reconquérir ces montagnes d’où ils avaient été chassés au 19ème siècle, ils ont déjà franchis le Rhône, et il y aura bientôt dans le Gévaudan plus de bêtes en liberté que dans la réserve. Rassurez vous, nous sommes craintifs, et très discrets, et bien que les lozériens soient généralement des personnes bien nourries et bien appétissantes, nous n’avons pas encore prévu d’en mettre quelques uns au menu du jour. Tout cela pour vous rappeler que j’ai évoqué à plusieurs reprises ma naissance dans un petit village au pied du Mercantour, ce qui fait de moi un loup de bonne lignée tout à fait apte à défendre mes congénères. Je ne priverai pas de l’occasion d’en profiter pour dire quelques vérités sur de « prétendus » bergers des Alpes plus soucieux des primes européennes que de la sécurité et de la qualité de leurs troupeaux qu’ils laissent, jours et nuits, errer dans la montagne sans aucune surveillance, ce qui n‘est pas le cas, je dois le dire de nos bergers cévenols. Lors de la transhumance, j’ai été heureux d’entendre l’un des leurs évoquer le fait que notre présence en Cévennes ne représentait pas un danger ni pour eux ni pour le bétail.&lt;br /&gt;
Mais comme d’habitude, je m’égare une fois de plus de mon sujet que je ne vous ai d’ailleurs pas encore dévoilé. &lt;br /&gt;
Mon village est situé bien loin de la riviera, à la frontière avec la Provence,  sur le Var, qui nous séparait jadis du royaume de France. Je suis cependant « Niçois », l’appellation ne concernant pas seulement ceux qui ont vu le jour sur la promenade des anglais mais par extension elle s’applique aussi à tous les natifs du Comté de Nice.Sous la révolution de 1789, la France fut divisée en départements qui remplacèrent les provinces en tant qu’entité administratives, Comme la campagne d’Italie avait apporté le conté de Nice à la nation il fut crée le premier département des Alpes Maritimes comprenant le conté et une partie du Piémont italien, le Var servant à l’ouest, de limite naturelle avec le département du même nom. &lt;strong&gt;Mon village devint sous préfecture&lt;/strong&gt; (probablement la plus petite de France), et le premier sous préfet eut la joie d’ y voir naître son fils &lt;strong&gt;Auguste Blanqui&lt;/strong&gt;, l’une des grandes figures du mouvement révolutionnaire au 19ème siècle, qui donna bien du soucis à Napoléon III, Louis Philippe, Adolphe Thiers et bien d’autres.&lt;br /&gt;
 La &lt;strong&gt;défaite de Waterloo &lt;/strong&gt;sonna la fin de notre rattachement à la France pour plusieurs décennies, mais ce qu’un Napoléon perdit, un autre le reconquit. &lt;strong&gt;En 1860, coucou !!!, nous voici de retour &lt;/strong&gt;dans le giron de notre mère Patrie, et pour fêter cela, il fut décidé de créer un nouveau département qui reprendrait le nom des anciennes &lt;strong&gt;« Alpes Maritimes »&lt;/strong&gt; de la France révolutionnaire.Seul petit  problème, sans le Piémont  il était tout « Riquiqui » à coté de son trop grand voisin &lt;strong&gt;le « Var ». &lt;/strong&gt;On pris donc la partie orientale de ce dernier (la rive droite du fleuve)  pour la rattacher au nouveau venu, ce qui en soit était presque parfait. Presque, parce que &lt;strong&gt;depuis le « Var » est le seul département de  France qui porte le nom d’un fleuve qui ne l’arrose pas.&lt;/strong&gt; Et c’est là où je voulais en venir </content> </entry>  <entry> <author> <name>AKELA</name> <uri>http://aufonddubois.midiblogs.com/about.html</uri> </author> <title>Les chauffeurs de la Drôme</title> <link rel="alternate" type="text/html" href="http://aufonddubois.midiblogs.com/archive/2008/08/01/les-chauffeurs-de-la-drome.html" />  <id>tag:aufonddubois.midiblogs.com,2008-08-01:111088</id> <updated>2008-08-05T23:19:53+02:00</updated> <published>2008-08-05T23:20:00+02:00</published>   <category term="Histoire" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#category" />    <category term="berruyer" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="chauffeurs de la Drôme" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <summary> Vous connaissez  Berruyer  ? Non, pas  Alexandre-Benoît dit Berru, le...</summary> <content type="html" xml:base="http://aufonddubois.midiblogs.com/"> Vous connaissez &lt;strong&gt;Berruyer&lt;/strong&gt; ? Non, pas &lt;strong&gt;Alexandre-Benoît dit Berru, le comparse  de San Antonio&lt;/strong&gt;, moi, je vous parle de &lt;strong&gt;Louis Berruyer&lt;/strong&gt;. Vous ne le connaissez pas ? Ce fut pourtant un bienfaiteur de l’humanité qui, entre 1906 et 1907, fit du social à sa manière. De peur que les petits vieux de la région de ROMAN ne meurent de froid la nuit, il allait avec ses amis leur réchauffer les pieds. Eperdus  de reconnaissances « les anciens » leur confiaient spontanément leurs économies qu’ils dissimulaient soigneusement dans leurs maisons. Berruyer, comme tous les incompris, ne fut pas récompensé de ses bonnes actions, le 22 Septembre 1909 il fut victime d’un terrible accident, un couperet de guillotine lui trancha la tête ainsi qu’à deux de ses collaborateurs devant la prison de Valence. Ainsi fini la triste histoire de ceux qui resteront pour la postérité les «&lt;strong&gt; chauffeurs de la Drôme ».&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
Je vous imagine déjà en train de vous dire, « tiens Akela  va nous conter en détail le récit de cette fine équipe, dont les méfaits contemporains de ceux de la &lt;strong&gt;Bande à Bonnot&lt;/strong&gt; défrayèrent avec autant de passion la chronique judiciaire de l’époque » », et bien non, ce n’est point mon but. Ce qui m’intéresse dans cette affaire, c’est le sort des enfants de Berruyer, car cet homme avait une famille, une épouse (qui fut soupçonnée de complicité) et une progéniture. Le hasard de la vie a voulu que je croise l’un d’entre eux, ses descendants étant toujours de ce monde, je me permets de modifier son identité et celles de ces proches. Celui que j’appellerai Octave pour la circonstance fut placé à l’assistance publique après que l’on ai retiré le droit de  garde à sa mère dont il pris cependant le nom de jeune fille car à cette époque, par soucis pour l’avenir des enfants de criminels, on pouvait modifier leur état civil, Octave Berruyer devint donc Octave Martin. C’est sous cette identité qu’il fut placé dans une famille d’accueil à l’autre bout du département. Ça partait d’un bon sentiment, mais il aurait mieux valu le changer carrément de région, car l’affaire des Chauffeurs avait tellement  tenue en haleine toute la Drôme  que ce n’est pas une centaine de kilomètres qui allait garantir l’anonymat d’Octave. Dans le village de P…, où il séjourna, ce fut rapidement un secret de polichinelle&lt;br /&gt;
 Pour ne plus être (dans les conversations du village) « le fils de Berruyer » ce garçon aurait du s’exiler après sa majorité, son avenir ne pouvant se situer qu’ « ailleurs », pourtant Octave choisit de rester. Il épousa une jeune fille du cru, Germaine Ladet, dont l’histoire personnelle est aussi très intéressante. Son père, que l’on prénommera Jules,  était parti en 1914 à la guerre comme de nombreux jeunes français à l’époque. Fut-il fait prisonnier ? Je ne sais pas, mais il s’avérât qu’il ne revint au pays qu’après l’armistice pour apprendre que son épouse était « morte en couche » en donnant naissance à une petite fille, dont le père biologique était un voisin qui s’appelait lui même Ladet. Comme la fillette était née plus de neuf mois après le départ de Jules, elle ne pouvait, elle aussi, ne porter que le nom de jeune fille de sa mère. (Comme quoi, il n’y a pas de hasard). &lt;br /&gt;
Je n’ai pas connu Jules, mais je pense qu’il devait être un brave homme, car il a eu ce geste extraordinaire : il a reconnu Germaine, lui donnant ainsi son nom (qui était également celui de son père biologique) et une famille, car il se remaria.&lt;br /&gt;
Bon, maintenant vous allez me dire, « et toi Akela ? Qu’est-ce tu viens faire dans cette histoire ? » Pas grand-chose, si ce n’est écrire ce qu’il advint d’Octave à l’heure de son trépas. Ce que je vais vous révéler, je le tiens de mon beau-frère qui était maire de P… quand Octave s’en fut de ce bas monde.  Le jour de sa mort Octave Martin est redevenu, le temps de la déclaration de décès et pour l’état civil, Octave Berruyer. Il paraît que c’est ainsi, y compris pour tous ceux qui obtiennent de faire changer leur nom. Afin d’éviter toute erreur à l’état civil, à leur mort ils reprennent leur véritable identité. Par conter, les enfants d’Octave Martin, ayant été déclarés sous ce nom, resteront toute leur vie des Martin.&lt;br /&gt;
Ça me fait une belle jambe, comme disait le cul-de-jatte à qui le coiffeur voulait couper les pattes. </content> </entry>  <entry> <author> <name>AKELA</name> <uri>http://aufonddubois.midiblogs.com/about.html</uri> </author> <title>Les vertus magiques du &quot;Bourras&quot;</title> <link rel="alternate" type="text/html" href="http://aufonddubois.midiblogs.com/archive/2008/07/27/les-vertus-magiques-du-bourras.html" />  <id>tag:aufonddubois.midiblogs.com,2008-07-27:110682</id> <updated>2008-07-29T22:26:22+02:00</updated> <published>2008-07-29T22:30:00+02:00</published>   <category term="Nature/Environnement" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#category" />    <category term="Tilleul" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="Baronnies" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <summary> Vous savez ce qu’est un « Bourras » non ? Alors je vais vous expliquer, le «...</summary> <content type="html" xml:base="http://aufonddubois.midiblogs.com/"> Vous savez ce qu’est un « Bourras » non ? Alors je vais vous expliquer, le « bourras » est un morceau de tissu, genre toile de jute, de deux mètres sur deux, qui sert, normalement, à emballer le tilleul au moment de la récolte, j’écris normalement parce qu’il a la particularité de posséder les pouvoirs magiques quand vient l’heure de la sieste, mais j’anticipe, essayons de reprendre les choses dans l’ordre. Pour commencer, je vais vous offrir un petit voyage, nous quittons donc notre beau Languedoc afin de nous aventurer en Provence, pour être plus exact je vous amène en Drôme provençale, ce petit bout de terre de Provence au Nord du Ventoux que les technocrates du 18ème  siècle ont rattaché à un département issu de l’ancienne province du Dauphiné. Ce sont les « Baronnies » nichées dans la haute vallée de l’Ouvèze et de ses affluents, un petit « Luberon » pour l’instant ignoré des promoteurs, au paysage dominé par un arbre, le tilleul.Il est partout, dans les cours des fermes, au milieu des lavandes, mais aussi au bord des routes auxquelles il offre une ombre fort agréable, mais aussi fort rentable, du moins jusqu’à ces dernières années. &lt;a href=&quot;http://aufonddubois.midiblogs.com/media/02/01/bf87edd46f1f7cc678087844f63bbd36.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://aufonddubois.midiblogs.com/media/02/01/bf87edd46f1f7cc678087844f63bbd36.jpg&quot; id=&quot;media-56152&quot; title=&quot;Tilleul&quot; alt=&quot;bf87edd46f1f7cc678087844f63bbd36.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;Il y encore deux ou trois décennies, « les ponts et chaussées » concédaient la récolte des tilleuls aux enchères, généralement c’était les petits paysans locaux qui pouvaient ainsi exploiter cent ou deux mètres linéaires de route  à coté de leurs fermes. Ils étaient parfois aidés par des saisonniers qui suivaient, comme Annibal l’avait fait deux millénaires avant eux, la vallée de l’Ouvèze, le tilleul ayant cette délicatesse de bien vouloir munir au fur et à mesure que la route s’élève, offrant du travail pendant près d’un mois à ceux qui décidaient de l’accompagner dans sa maturation.&lt;a href=&quot;http://aufonddubois.midiblogs.com/media/01/00/9d71916c13dc70c190aa25a5c7b283a9.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://aufonddubois.midiblogs.com/media/01/00/9d71916c13dc70c190aa25a5c7b283a9.jpg&quot; id=&quot;media-56153&quot; title=&quot;tilleul&quot; alt=&quot;9d71916c13dc70c190aa25a5c7b283a9.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: right; margin: 0.2em 0 1.4em 0.7em;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Repas de famille à l'ombre des tilleuls des ponts et chaussées.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
Mon beau-père n’avait pas recours aux enchères, il avait juste ce qui fallait de tilleuls sur son terrain  pour assurer la cueillette pendant les quelques jours où celle-ci était possible. Elie était un brave homme, un ancien berger autodidacte, qui savait tout faire, en particulier des enfants, avec Marcelle, ma belle mère, ils en avaient eu neuf. Pendant la guerre il avait ravitaillé les maquis, ce qui était gonflé de la part d’un homme qui avait pour nom de famille SAMUEL et que le curé du village avait eu la malencontreuse idée de faire prénommé Elie. De quoi attirer l’attention du commissariat aux affaires juives et de la milice mais un incontestable certificat de baptême lui avait finalement évité les pires ennuis. Comme beaucoup de petits paysans de montagne, ses petits lopins de terre dispersés de tous cotés ne lui permettaient pas de nourrir sa famille, heureusement un emploi de cantonnier était venu à point pour lui permettre de boucler les fins de mois. Quand aux extras , il ne pouvait l’espérer que grâce au tilleul que lui achetait Monsieur DUCROS, vous savez celui qui se décarcassait pour vous offrir des épices et dont l’épouse était l’institutrice de ma Dame Zette, une des six filles de mes beaux-parents. (La plus belle bien sûr !!!). &lt;a href=&quot;http://aufonddubois.midiblogs.com/media/01/01/64e9bf543f1de5cc957080bf49119a0a.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://aufonddubois.midiblogs.com/media/01/01/64e9bf543f1de5cc957080bf49119a0a.jpg&quot; id=&quot;media-56154&quot; title=&quot;Tilleul&quot; alt=&quot;64e9bf543f1de5cc957080bf49119a0a.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
Quand venait la fin juin, nous prenions quelques jours de congés pour aller aider Elie et Marcelle à « tillauter » armés des sacquettes, de grandes échelles de bois, et des fameux « bourras » dont les pouvoirs magiques à l’heure de la sieste permettaient de …, mais il se fait tard, je commence à m’embrouiller les doigts, il est grand temps que j’aille « faire téter les puces ». Nous reprendrons notre conversation un peu plus tard. &lt;br /&gt;
&lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://aufonddubois.midiblogs.com/media/02/02/985240efc8e3f8e435e1ccaeac5b0ec9.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://aufonddubois.midiblogs.com/media/02/02/985240efc8e3f8e435e1ccaeac5b0ec9.jpg&quot; id=&quot;media-56164&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;985240efc8e3f8e435e1ccaeac5b0ec9.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;
Hummmm, j’ai bien dormi, et vous ? Je vous disais donc qu’à la fin du mois de Juin, toute la famille se lançait dans la cueillette, et quand je dis toute la famille, c’est vraiment toute la famille, nous nous répartissions les arbres entre les beaux frères, et formions de petites équipes où chacun avait son rôle,  Elie était chargé de la pose des échelles, fallait être costaud comme lui, pour manœuvrer les 6 ou 7 mètres de « l’escale » en forme de fine flèche à peine large d’une quinzaine de centimètres à son sommet,juste ce qu’il fallait pour poser un pied devant, et un autre par dernière en enroulant la jambe autour de la cime, j’ai oublié de vous dire qu’une fois en haut, il fallait pouvoir se lâcher des deux mains pour effectuer la cueillette , pas question d’avoir le vertige, ni le mal de mer, car au sommet ça balançait.&lt;img src=&quot;http://aufonddubois.midiblogs.com/media/01/02/44f01846e261d172e8208672ad927f7d.jpg&quot; id=&quot;media-56155&quot; title=&quot;Tilleul&quot; alt=&quot;44f01846e261d172e8208672ad927f7d.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: right; margin: 0.2em 0 1.4em 0.7em;&quot; /&gt; Une fois que mon beau père avait attaché l’échelle à des barres de bois, elles même fixées aux branches grâce à de la ficelle,il me revenait le privilège de faire l’acrobate tout en haut, ma dame Zette se positionnait un peu plus bas, et nous remplissions les sacquettes de fleurs de tilleul, éprouvant cette délicieuse sensation de cueillir des billets de banque à pleine main, chaque poignée attrapée c’est de l’argent qui tombe dans l’escarcelle, il n’y pas de frais derrière ce qui est pris est définitivement gagné, et la fleur bruisse dans la main comme un « Delacroix » , hélas, il en faut et il en faut des poignées de fleurs avant de les convertir en billet. Au fur et à mesure de la cueillette on taille l’arbre, coupant tout ce qui n’est pas accessible à partir de l’échelle, c’est ce qui lui donne cette forme si caractéristique, plat sur le dessus et cylindrique sur les cotés. Les branches coupées, (les brous) sont dépouillées de leurs fleurs par les enfants et les personnes âgées assises sous l’arbre. &lt;a href=&quot;http://aufonddubois.midiblogs.com/media/01/00/03c5ac8404ae1add1c6a6ab561f55c99.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://aufonddubois.midiblogs.com/media/01/00/03c5ac8404ae1add1c6a6ab561f55c99.jpg&quot; id=&quot;media-56156&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;03c5ac8404ae1add1c6a6ab561f55c99.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: right; margin: 0.2em 0 1.4em 0.7em;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;Pendant ce temps, Elie plaçait d’autres échelles où nous grimpions une fois terminée  « l’échellée » précédente, en n’oubliant pas de vider la sacquette sur le bourras.&lt;br /&gt;
Enfin sonnait l’heure du « croustet », d’une équipe à l’autre nous nous interpellions, afin de nous retrouver sous l’arbre le plus majestueux. Des paniers sortait la « biasse », composée de saucissons et de pâtés, « maison » et du fromage de chèvre de la Marcelle, tandis que du ruisseau réapparaissait les bouteilles de vin de la vigne d’Elie, (le « pétaillan » comme il le nommait) et ses melons dont il était si fier. Les bourras devenaient pour quelques instant des nappes de fortune, autour desquelles nous saucissonnions tout en blaguant de ci de ça, évoquant les récoltes précédentes et ceux qui s’étaient rompu de cou en tombant de l’échelle pour y être remonté après avoir trop abusé du petit vin ou de la piquette. Comme entre nous, nous sommes un peu langue de peille, et très coquinasses nous parlions des vertus magiques du Bourras qui à la propriété de facilité la procréation lors des petites siestes crapuleuses  d’après croustet. On dit même qu’il guérit la stérilité féminine, certaines dames mariées depuis longtemps et sans enfant, s’étaient ainsi retrouvées enceintes après la « campagne du tilleul » et avaient enfanté de beaux marmots qui avaient les yeux d’un saisonnier.&lt;a href=&quot;http://aufonddubois.midiblogs.com/media/01/01/a4e977e88a56f521f3f6d6515611f594.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://aufonddubois.midiblogs.com/media/01/01/a4e977e88a56f521f3f6d6515611f594.jpg&quot; id=&quot;media-56157&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;a4e977e88a56f521f3f6d6515611f594.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
Une fois le tilleul cueilli, on le faisait sécher deux ou trois semaines au « plan » du grenier puis Elie le portait à la foire de Buis les Baronnies ou à celle de Villefranche le château. Je ne vous dis le parfum qui embaumait ces jours là, les vendeurs amenaient leurs bourras et les acheteurs les pesaient avec des balances romaines suspendues à une barre de bois portée par deux hommes. On « patchait »à la guinguette, pour la forme on faisait semblant d’être mécontent, voir fâché, et puis tout s’arrangeait, enfin jusqu’au jour où le tilleul de Chine est arrivé, les cours ont commencé à chuter, ce n’était plus rentable de prendre des concessions de tilleul sur le bord des routes.&lt;a href=&quot;http://aufonddubois.midiblogs.com/media/01/02/a37d56886be00561853e83acfd0424f6.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://aufonddubois.midiblogs.com/media/01/02/a37d56886be00561853e83acfd0424f6.jpg&quot; id=&quot;media-56158&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;a37d56886be00561853e83acfd0424f6.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: right; margin: 0.2em 0 1.4em 0.7em;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
Il y a trois ans, les vendeurs ont attendu en vain la venue des camions des acheteurs, pas un seul d’entre eux, pas même Monsieur DUCROS, n’a voulu se décarcasser pour venir leur acheter leur « pausite » (récolte). Aujourd’hui les tilleuls poussent librement, plus personne ne les taille, ils ont déjà perdu leurs belles formes caractéristiques et les belles dames devront désormais faire appel à la procréation in vitro.&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Remorque de Tilleul dans les Bourras et Eglise de Villefranche le chateau&lt;/strong&gt;&lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://aufonddubois.midiblogs.com/media/02/02/76a5b68e55d1b5376a1a2d3918a3fd83.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://aufonddubois.midiblogs.com/media/02/02/76a5b68e55d1b5376a1a2d3918a3fd83.jpg&quot; id=&quot;media-56165&quot; title=&quot;Villefranche le chateau&quot; alt=&quot;76a5b68e55d1b5376a1a2d3918a3fd83.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; </content> </entry>  <entry> <author> <name>AKELA</name> <uri>http://aufonddubois.midiblogs.com/about.html</uri> </author> <title>C’est un sale Coco RICCO</title> <link rel="alternate" type="text/html" href="http://aufonddubois.midiblogs.com/archive/2008/07/17/c-est-un-sale-coco-ricco.html" />  <id>tag:aufonddubois.midiblogs.com,2008-07-17:109593</id> <updated>2008-07-23T23:20:03+02:00</updated> <published>2008-07-23T23:25:00+02:00</published>   <category term="Actualités" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#category" />    <category term="Ricco" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="dopage" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="tour de france" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <summary> L’an passé, à l’automne, quand nous avons su que le tour passerait par...</summary> <content type="html" xml:base="http://aufonddubois.midiblogs.com/"> L’an passé, à l’automne, quand nous avons su que le tour passerait par Nîmes, je m’étais posé la question de savoir si j’irai le voir Vendredi à l’arrivée, ou samedi après le départ. Finalement non, je n’irai pas voir passer le tour, je ne veux pas applaudir des champions qui le soir seront peut-être en garde à vue dans une gendarmerie, je ne veux pas voir un tour dont deux des coureurs qui ont porté le maillot jaune depuis le début de l’épreuve étaient déjà impliqués avant le départ dans des affaires de dopages et qui seront peut être suspendu dans les semaines qui viennent, je ne veux pas voir passer des journalistes sportifs qui encensent un &lt;strong&gt;Riccardo RICCO&lt;/strong&gt; un jour et font semblant d’être surpris et consternés le lendemain quand la triche est avérée. Je ne veux plus voir des consultants qui du temps où ils couraient « étaient dopés à l’insu de leur plein gré » et que la presse continue de considérer comme des vrais champions. &lt;a href=&quot;http://aufonddubois.midiblogs.com/media/01/02/e2adeef0b1549f85c92d4a8ae69b0063.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://aufonddubois.midiblogs.com/media/01/02/e2adeef0b1549f85c92d4a8ae69b0063.jpg&quot; id=&quot;media-54131&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;e2adeef0b1549f85c92d4a8ae69b0063.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;Je ne veux plus d’une fédération sportive qui  ré sélectionne des dopés pour représenter le sport en  France après leur suspension. Et puis marre aussi de cette télé qui fait que la femme du sélectionneur de l’équipe de France soit la journaliste qui anime le débat « Domenech doit-il rester à son poste. Marre d’un Drucker, &quot;&lt;strong&gt; tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil surtout notre ami Sarkozy, Nicolas, si tu nous regarde…… »&lt;/strong&gt;  Marre de la nièce du Mimi, qui fait une spéciale Mai 68 pour conclure que les vrais héros de cette période se furent les CRS. Marre des coquins et des copains. Marre des femmes journalistes qui font la promo du gouvernement de leurs maris  « en toute objectivité » !!!!!&lt;br /&gt;
Il est grand temps que je prenne quelques jours de repos, &lt;strong&gt;bonnes vacances à tous&lt;/strong&gt;, je reviens quand le tour sera fini et même après. </content> </entry>  </feed>