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01/10/2014

Douce France ! Qui Cassé le Vase de Soisson ?

Bon, le débat sur l’identité national est clos, plus exactement il est mort. De profondis etc.….Vous pouvez rajouter le Morpionibus et fermer le ban, circulez y’a plus rien à voir.

Maintenant que cela ne compte plus et que mes écrits ne peuvent plus être considérés comme une contribution « adhérante » et récupérés par Besson le renégat de la Drôme, je vais, comme dirait ma Janou, mettre mon grain de sel dans la ratatouille nationale. (C'est la moindre des choses pour un niçois)

 

En fait la question du « social traître » n’était pas nouvelle pour ma petite personne, elle avait même tarabusté le petit lycéen que je fus dans les années soixante.

123532367976.jpgA cette époque je n’aimais pas lire…………. parait-il !!

C’est du moins ce que ma mère affirmait, pour sa défense, je reconnais volontiers que dans ma prime jeunesse je me désintéressais des « bons » livres destinés aux enfants de mon âge. Je délaissais volontiers les grands auteurs comme Jules VERGNE, Victor HUFO, DICKENS, Maurice THOREZ (je ne plaisante pas, « Fils du Peuple » devait, selon ma mère, faire partie de nos lectures !).

Je leur préférais la presse d’opinion, (j’aimai confronter les colonnes de « L’Huma » de ma grand-mère avec celles du « Figaro » de sa sœur ou des Paris Match du coiffeur). Poule au Pot jepg.jpgMais surtout j’aimais découvrir par moi-même et je me laissais difficilement guider dans mes lectures, aujourd’hui encore, (et toujours) je me contrefiche de l’avis de tartempion avant d’acheter un bouquin.

A ça y est, j’en vois qui se demandent encore où je veux en venir !!! Patience, je vais tout vous dire.

Il y a un demi siècle de cela, ma Bonne Dame, un écrivain nommé Gaston BONHEUR a écrit un livre intitulé « Qui a cassé le vase de Soisson ? ».

Cet ouvrage rassemblait toute une série de textes que chacun d’entre nous a pu lire et relire dans nos manuels scolaires. Poèmes, leçons de morale, Vercingétorix et Alésia, Blandine livrée aux lions, Mirabeau et le serment du jeu de Paume, Bonaparte au pont d’Arcole, Gambetta s’envolant en ballon de Paris assiégé par le prussien, les tranchées, Verdun et le 11 Novembre 1918 . C’est là que  bizarrement, s’arrêtait l’histoire de France à cette époque. Il y avait aussi le Dormeur du Val, Pasteur et la Rage, le chant du départ, Henri IV et la poule au pot, « Sans Famille » et notre pucelle d’Orléans.

Ça vous en rappelle des souvenirs ?

gambetta.jpgMais le texte le plus important de ce livre, à mon humble avis, c’était le préambule, il m’a marqué à jamais, je l’ai adopté, et cinquante ans après il est toujours mien.

« Qu’est ce qui fait que nous sommes français ? » telle était déjà la question que posait Gaston BONHEUR, « Qu’est-ce qui fait que nous avons ce sentiment d’appartenance à une nation ? » « Qu’est ce qui nous différencie des populations des autres pays ? »

La réponse de l’écrivain était « le contenu de l’enseignement que nous avons reçu à l’école primaire ». Les anglais se contrefichent de Vercingétorix, les allemands ne verseront jamais une larme sur le sort de Jeanne d’Arc, 1515 ne signifie pas une victoire mais une défaite pour les Suisses et Waterloo n’est qu’une morne plaine pour les belges où Français et Anglais ont eu le mauvais goût de venir s’étriper chez des voisins qui ne leur demandaient rien.

Des générations entières d’Antillais ont ainsi appris que leurs ancêtres s’appelaient les gaulois, qu’ils étaient blancs de peau et blond de chevelure. Mais c’était ainsi…. Et cela doit être encore être ainsi pour ceux qui ont la chance de venir s’asseoir sur les bancs de notre école publique laïque et obligatoire, qu’ils soient nés en France ou « nés quel part ».

L’école est le premier creuset de notre identité nationale. C’est peut-être pour cela qu’elle est aussi mal traitée, dénigrée et privée de moyens par ceux là même qui ont lancé le débat, en particulier au plus haut niveau de l’Etat.

 

Arcole_vernet.jpgJ’avais tout juste une douzaine d’année, et j’avais trouvé ce livre chez les parents d’un copain, qui avaient eu la gentillesse de me le prêter, Il m’apportait la réponse à une question que je ne m’étais jamais posée avant. Ce n’est qu’un critère parmi d’autres qui m’ont amené à élaborer ma  conception d’appartenance à une communauté  que je qualifierai plus de culturelle que de nationale. Chacun à la sienne, chacun à ses critères, très respectables tant qu’ils ne portent pas atteinte à la dignité de « l’autre »  Le désir d’appartenir à cette communauté, parce qu’on est  attiré par ses valeurs républicaines et laïques de Liberté, d’Égalité et de Fraternité vaut autant, si ce n’est plus, que le fait d’être seulement né sur ce territoire.

Vercingetorix.jpgJe ne suis ni fils ni petit fils d’immigré, pourtant mes ancêtres ne sont français que depuis 150 ans, nous n’avons pas franchi de frontière, c’est la frontière qui s’en est allée, un peu plus loin, juste un peu plus loin. Les miens ont eu cette particularité d’avoir amené à la fois leur culture et leur terroirs à ce pays auquel ils ont été rattachés.

http://www.deezer.com/listen-2120968

 

 

14/02/2014

Modeste Désiré

J’ai connu Modeste-Désiré en 1972, il avait passé la quarantaine et était « toujours » interne des hôpitaux, j’écris « toujours » vous allez comprendre pourquoi bientôt. Il était arrivé de son Haïti natal dans les années cinquante pour faire ses études de médecine en France. Quoi de plus anodin en apparence, si ce n’est, qu’à cette époque régnait sur son île « Papa Doc  Duvalier », l’un des plus sinistre dictateur des caraïbes, à qui la république haïtienne doit la terrible situation dans laquelle elle se trouve actuellement.

Comme beaucoup d’étudiants étrangers, issus de république bananière, Modeste-Désiré, avait découvert la démocratie au quartier latin et avait pris conscience du drame épouvantable qui se déroulait chez lui. Sans pour autant militer dans l’opposition au régime de « Papa Doc » il avait noué des liens avec des membres de celle-ci. Un beau jour, un diplomate de son ambassade l’informa qu’il ne valait mieux pas qu’il retourne au pays, les « Tontons Macoutes »  l’avaient inscrit sur la liste rouge des personnes à éliminer. Modeste-Désiré, une fois son doctorat en poche demanda l’asile politique en France, ce qui lui fut accordé.

Malheureusement pour lui, en ce temps là, pas si lointain, sans la nationalité Française, il ne pouvait exercer la médecine dans notre pays, même avec un diplôme français, que ce soit en libéral ou en milieu hospitalier. Seuls les étudiants en médecine pouvaient travailler comme internes dans les hôpitaux. Notre ami n’avait donc le choix qu’entre : décharger des cageots aux halles ou celui de redevenir étudiant, car il fallait bien qu’il gagne sa vie, d’autant qu’il venait de créer une famille.

Il prépara donc une spécialisation en cardiologie, puis en réanimation, devint chirurgien et tout cela en vivant d’un modeste salaire d’interne, logé dans un appartement de fonction. Ce n’était pas la belle vie, mais c’était la vie quand même. Il devint itinérant, se déplaçant de région en région en fonction des postes qu’on lui proposait. C’est ainsi qu’un beau jour, un nouveau beau diplôme en poche, tout à fait par hasard, il s’inscrivit à la faculté de Médecine de Lyon afin de devenir psychiatre, persuadé que ce « serait plus reposant »

Il débarqua ainsi à l’internat du centre hospitalier où je travaillais comme jeune infirmier. Nous étions voisins, les studios que l’administration louait à ses employés étant situés à coté de l’internat. L’Hôpital était tout neuf, le personnel aussi, presque tous célibataires, et rapidement nous apprîmes à faire la fête ensemble, et Modeste-Désiré devint un « copain » parmi les autres même s’il était marié et plus âgé que nous.  Bien entendu nous l’avions surnommé « Landru »  car notre illustre partisan de la femme au foyer se prénommait Henri-Désiré. Comment ça ? : « C’est tiré par les cheveux ! » , Heu, bon d’accord , je vous l’accorde, mais comme nous avions tous des surnoms, c’est le premier qui nous était venu à l’idée pour lui.

L’administration est ainsi faite, qu’elle peut interdire à un médecin d’exercer ses qualifications dans la fonction publique ou dans le secteur libéral, mais paradoxalement se souvenir, d’un seul coup, quand ça l’arrange, des diplômes du dit médecin. Et le directeur de l’Hôpital où nous travaillions, ne s’embarrassait pas de scrupules pour demander à Henri-Dé…. heu Pardon, à Modeste–Désiré, de mettre ses compétences multiples à la disposition de l’ensemble de l’établissement en particulier pour assurer la permanence des gardes au service d’urgence.

C’est ainsi, qu’une nuit, il accueillit, un ivrogne patenté qui venait d’avoir un grave accident de la route, et qui n’était pas frais du tout. Sitôt le bonhomme installé sur la table de consultation Modeste (on va dire Modeste, c’est plus facile), Modeste voulut faire un premier bilan de l’état du blessé quand celui-ci, retrouvant brièvement ses esprits s’écriât :

-Foutez moi ce nègre dehors.

-Je suis le Médecin !

-Rien à foutre, je ne me laisserai pas toucher par un bougnoule

-Comme vous voulez, je m’en vais.

Et il passa dans la pièce d’à coté.

Stupeur dans la salle. La surveillante demandant à Modeste de revenir tandis que le blessé criait qu’on le laissait mourir. Notre ami retourna auprès de lui et lui dit.

-Je suis le seul médecin de garde, si vous n’acceptez pas que je vous soigne vous mettrez votre vie en danger.

-appelez un autre docteur !

-Pas question, il y en a déjà un mis à votre disposition par l’hôpital, si vous n’en voulez pas tant pis pour vous

Et il repassa dans la pièce d’à coté ou la surveillante lui demanda d’appeler un collègue, mais Modeste resta ferme

-Ce que je viens de dire à cette personne vaut pour vous.

-Mais il va mourir !

-C’est son choix

-Nous allons être poursuivi pour non assistance ….

--Ah non, nous ne lui refusons pas notre aide, c’est lui qui n’en veut pas.

La surveillante saisit le téléphone, appela le directeur, qui voulut réquisitionner un autre interne, mais ceux-ci, apprenant la situation, refusèrent arguant  qu’ils ne pouvaient être réquisitionnés qu’en cas absence de médecin aux urgences, ce qui n’était pas le cas.

Et pendant ce temps là, notre ivrogne continuait de « crever » en refusant l’intervention du « nègre »

Le directeur se souvint qu’il y avait parmi les généralistes qui effectuaient des vacations à l’hôpital, un vieux médecin, ancien pétainiste, réac comme ce n’est pas Dieu possible. Il l’appela, et l’autre, « compatissant » pour le blessé accepta de venir. Malheureusement pour lui, il ne pouvait pas faire grand-chose, le patient qui avait perdu beaucoup de sang, risquait un collapsus cardiaque, il fallait l’opérer d’urgence, et le seul chirurgien disponible, cardiologue de surcroît, c’était Modeste.

Quand au blessé, bien que de plus en plus mal, il continuait de s’opposer en termes violents et orduriers à la présence du haïtien.

On fit appel au Maire de la commune qui au vu d’un certificat médical du vieux généraliste, rédigea un arrêté d’internement d’office en psychiatrie.

On pouvait enfin se passer de l’accord du malade, Modeste le « shoota »  et put opérer et sauver l’ivrogne, qui une fois rétablit et dégrisé ne lui en fut même pas reconnaissant.

 

06:24 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : racisme

02/02/2014

La Mort de Barthélémy MOLL

Le Mardi 3 septembre 1968, encore bercé par l’envoûtant parfum des gaz lacrymogènes et la douce caresse des bâtons de CRS, je fus brutalement arraché à ma tendre jeunesse, pour être plongé dans le monde du travail. Dans la lutte, j’y ai conquis l’insigne privilège de payer des impôts, CSG, RDS et autres délices. Je dus attendre le Vendredi 3 Septembre 2004, pour retrouver enfin mon adolescence là où je l’avais laissée. Certes, certes, quelques grammes vinrent souligner mon délicat tour de taille et la couleur de ma brune chevelure s’était entre temps très légèrement éclaircie, mais le cœur était demeuré toujours aussi juvénile.
J’avais été admis comme élève infirmier (rémunéré pendant les études) à l’Hôpital Psychiatrique Montperrin d’Aix en Provence où, à mon arrivée, je dus effectuer une sorte de circuit d’intégration, je reçus mon lot de blouses, pantalons et tabliers, ainsi qu’une cape et une paire d’espadrilles, la lingère me stipulât de bien y faire attention, car « le jour où vous partirez, il faudra tout ramener ». Au bureau du personnel, un vieux monsieur regarda mon dossier, et après avoir longuement réfléchit, m’informa que je pourrai faire valoir mes droits à la retraite à partir du 13 Janvier 2004, (s’il aurait pu me dire que ce serai un Mardi, il l’aurai fait), il jugea cependant utile d’ajouter que « de toute façon vous n’y arriverez pas », précisant que la dépression, le cancer, les suicides et les maladies de cœur me guettaient, « Ce n’est pas un cadeau qu’on vous fait en vous donnant la retraite à cinquante-cinq ans, il n’ y en a pas beaucoup qui arrivent au bout ».
Comme élèves, nous étions considéré comme la dernière roue de la charrette, nous étions ballottés ainsi, de service en service, parfois plusieurs fois par jour, sans jamais savoir où nous serions le lendemain. J’ai passé comme cela plusieurs semaines sans mettre les pieds au pavillon qui était mon lieu de stage, mais je ne m’en plaignait pas, surtout que je faisais essentiellement des remplacements à « l’infirmerie».
C’était « l’hôpital de l’hôpital », là où s’effectuait les admissions en placement d’office, mais aussi le lieu où l’on traitait les maladies « intercurrentes », de la fracture du pied à l’insuffisance rénale, nos patients étant généralement considérés comme « personna non grata » à l’hôpital général, sitôt les premiers soins d’urgence effectués, ils nous étaient ré adressés et admis à l’infirmerie. Les mourants, quelque en soit la cause de leur état de santé, étaient également soignés pendant quelques temps dans cette unité, à condition qu’ils ne soient pas confus, sinon, ils étaient « expédiés » au sinistre pavillon 3bis, qui faisait office, entre autre de mouroir.
C’est dans ces conditions que je fis la connaissance de Barthélemy MOLL, un garçon de ferme de Pont Saint Esprit, Qu’avait-il fait un jour de 1911 pour être hospitalisé à Aix ?, je n’en sais trop rien, qualifié de dément précoce (schizophrène), ces employeurs s’étaient débarrassés de lui, sans famille, originaire du Gard, qui ne possédait pas en ce temps là d’hôpital psychiatrique, il avait été « expatrié » dans les Bouches du Rhône, personne ne s’était plus inquiété du pauvre Barthélemy, le médecin de l’hôpital s’en était lui-même totalement désintéressé, d’année en année, il signait son maintien en internement sans le justifier de la moindre façon, sa fiche d’admission, calligraphiée à l’ancienne était toujours la même, Barthélemy, n’était jamais ressorti depuis son entrée avant la guerre de 1914-1918.
« Malade travailleur », (Pour les « occuper » les malades mentaux participaient aux travaux d’entretien des HP), il avait été affecté presque de suite à la ferme de l’hôpital, et depuis, il s’occupait des cochons. Cinquante sept ans plus tard, rien n’avait changé pour lui, malgré son grand âge, il continuait de porter ses seaux « d’eaux grasses » à ses bestioles, la retraite des vieux ne concernait pas les « malades travailleurs », il n’est d’ailleurs pas certain que Barthélemy aurait aimé s’arrêter de boulotter, ses cochons, il leur devait la vie, c’est son statut de travailleur de la ferme qui lui avait permis de survivre à deux guerres, en particulier à la seconde qui avait vu le taux de mortalité dans les hôpitaux psychiatriques atteindre des sommets en particulier, justement, à Aix. (Ce qu’on évitait bien de nous dire quand nous étions embauchés). « Les eaux grasses » (déchets alimentaires), Barthélemy les avaient partagées avec ses bêtes, car si la pénurie de nourriture avait emporté 80% des malades, il n’était pas question de laisser crever de faim des cochons qui finiraient dans l’assiette des « pontes » de l’hôpital ou au marché noir.
Un matin de septembre 1968, il n’avait pas pu se lever, l’interne de garde avait diagnostiqué une insuffisance cardio-pulmonaire dû à son âge avancé, transféré à l’infirmerie, il s’éteignait petit à petit, sans demander grand-chose, « Pauvre Martin, Pauvre Misère » lui aurait chanté BRASSENS. Il demeurait silencieux sur son lit, nous regardant passer, indifférent à son propre sort.
Cinq ou six jours après son admission dans l’unité, j’effectuai un nouveau remplacement à l’infirmerie, lorsque je fus appelé par un infirmier dans la chambre commune où Barthélemy était soigné. L’équipe au grand complet, surveillant en tête, se trouvait à son chevet, et l’ancien qui m’avait fait venir me demanda de prendre la tension du vieillard, je m’exécutai aussitôt afin de « mettre en pratique » ce que l’on m’avait appris quelques temps plus tôt.
J’entendis dans le stéthoscope battre son cœur mais je perdis le contact rapidement et je ne pus déterminer la minima, « recommence ! », je remis le brassard, mais je n’entendis rien, « recommence encore » me demanda l’infirmier un sourire au lèvre. Toujours rien ! « Laisse moi faire », j’abandonnais l’appareil à mon collègue, qui quelques secondes plus tard me dit, «Mais si, c’est net, recommence, tant que tu n’aura réussi à nous indiquer sa tension ».
Je me remis à l’ouvrage, deux, trois fois de suite, sous l’œil goguenard de l’équipe, toujours en vain. C’est le surveillant qui stoppa mon supplice, « Tu peux arrêter, ça fait un quart d’heure qu’il est mort ! ».
Je n’avais jamais vu de cadavre avant le sien, je regardai Barthélemy, sans voir une grande différence entre l’agonisant que j’avais aperçu en entrant dans la chambre, et le corps sans vie qui reposait sur son lit.
Je me dis aujourd’hui, que sans le savoir, les infirmiers qui m’infligèrent ce « bizutage » ont finalement permis à Barthélemy MOLL de survivre, au moins dans ma mémoire.