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27/12/2015

Quand je suis descendu du Ciel !!!!

Être père Noël n’est pas une sinécure, tu t‘en doutes bien, surtout pour un loup à l’épaule cassée, mais j’ai le sens du devoir, et cette année, comme depuis 456 ans que je fais ce boulot, j’ai entrepris ma tournée afin de distribuer les joujoux par millier, les sacs en croco, les play- stations et autres chèques cadeaux non remboursables par la sécu.

Je dois te dire que j’avais quand même obtenu le matin même le feu vert du chirurgien, m’autorisant à quitter mon attelle exceptionnellement afin de faire mon petit boulot de père Noël ainsi, qu’une heure par jour, pour effectuer ma toilette. Comme il n’y a que les gens sales qui se lavent et que j’ai déjà pris une douche le 11 Novembre, j’ai décidé d’utiliser ce temps pour naviguer de nouveau dans la blogosphère. Donc me voilà, tout frais, tout propre (ou presque) entièrement disposé à te conter mes péripéties de cette nuit du 24 Décembre

 Grain de Sel, mon petit lutin m’accompagnait dans mon voyage et nous avons surfé sur les nuages, les croissants de Lune, les toits de tuiles roses et les ardoises de schiste, heureux de faire plaisir aux uns et aux autres. Tout c’était déroulé le mieux du monde, aussi sur le chemin du retour, quelque peu fatigué, j’ai cédé les rênes des rennes à ma petite reine, m’installant confortablement à l’arrière du traîneau, quand soudain mon regard fut attiré par une forme bizarre sous le siège du conducteur. Je m’approchais, intrigué, et stupeur !!!!, que vois-je ? Un colis ! Un cadeau oublié !!! Mais comment avait-il pu se glisser là dessous ? Mystère !!!! En tout cas, c’était grave, très grave même !!! Je regardais avec inquiétude l’adresse du destinataire : Monsieur BILLY, chien de compagnie, demeurant à BOUCOIRAN.

BOUCOIRAN ???? Mais ce n’est pas ma tournée !!!! ( Oui, il faut que je te dise, je ne suis pas le seul Père Noël, tu vois, c’est un peu comme le facteur, quand au téléphone tu dis au cousin Zézé, qui habite à l’autre bout de la France, dans les brumes du Nord, au dessus de Montélimar, que « le facteur est en train de passer » et qu’il te répond, « il passe aussi chez moi en ce moment » et bien, ce n’est pas le même !! T’as compris ? Non ? Ce n’est pas grave !!!  . Moi, tu me connais, toujours prêt à rendre service, rien qu’a l’idée que ce pauvre Billy n’aurait pas son paquet de croquettes de régime "spécial fêtes de fin d’année", j’était très attristé. J’ai donc téléphoné au « Big Boss », (Parce que nous avons un chef, Archibal, que nous appelons entre nous « le père Noel », marrant non ?)

« Archi, nous avons un problème !! »

« Qu’est-ce qui t’arrives ma poule ? »

Je lui fais un petit topo résumant la situation et me proposant de faire un détour pour déposer le colis dans la cheminée de Billy.

«  Ok ma poule, mais n’oublie pas l’heure, au sixième coup de six heures, tu rentres à la maison, c’est la règle, souviens-toi de ce qui arriva à Cendrillon, quoique une courge sur une citrouille, ça doit être à mourir de rire ma poule, Mdr, Mdr, Hihihi, Mdr !!!! »

J’étais juste au dessus d’Uzès, Grain de sable, programma le GPS sur BOUCOIRAN, et le temps de virer de bord au dessus des Arènes Jean-Jacques SERRE, nous avons mis le cap sur La Calmette afin de commencer notre descente à la verticale de la magnifique et immense Basilique Saint Jack, mondialement connue au point d’être bientôt inscrite au patrimoine de l’Humanité par l’Unesco à la demande de Carla BRUNI.

Billy.jpgDans la pénombre, Grain de sel et moi avons distingué  ce que nous prîmes d’abord pour une cheminée mais qui s’avéra être la célèbre tour de BOUCOIRAN. A son sommet trônait un bonnet rouge, je crus un bref instant qu’il s’agissait d’un cadeau qui m’était destiné, car j’ai parfois la grosse tête. En fait ce couvre chef servait d’abri à une nichée de cigognes à qui je demandais poliment l’autorisation de me poser afin de pénétrer dans la tour.

« Le mot de passe, père Noël !! »

« J’sais pas, heu, disons, les cigognes passent toujours treize fois ? Non ? »

« C’est 19 !! »

« Comment cela ? J’ai lu sur le blog de Patacol qu’il y avait eu treize naissances ici au village »

« Vous oubliez les six petits que BILLY a fait à Mirza !! »

« Patacol ne m’en a rien dit »

« Normal, elle n’est pas au courant »

« Ok, donc, les cigognes passeront dix neuf fois, ça vous va ? »

« Allez y !! »

Quelle descente !! Je ne vous dis pas, pas la moindre lumière dans la tour, les cigognes auraient pu y mettre quelques bougies, elles devraient en avoir en réserve, elles qui, pour assurer toutes ces naissances, doivent bien tenir un peu la chandelle de temps à autre.

Bref, après maintes frayeurs, j’ai pu avoir accès aux toits du village, mais je n’étais pas encore au bout de mes peines. Je m’étais engagé sur une toiture particulièrement glissante ; on aurait dit une patinoire inclinée, lorsque brusquement un individu a surgit d’un vasistas, un fusil à la main.

« Quel est l’abruti qui marche sur mes panneaux solaire ? »

« C’est moi, le père Noël, je vais chez Billy et Patacol, je porte des croquettes et un baba au rhum !! »

« Ali Baba ? Des Roms ??? Aux voleurs, aux voleurs !!! »

« Je ne suis pas un voleur, je suis un loup et ……. »

« Au Loup, Au Loup !!!!! »

Et mon bonhomme d’épauler sa pétoire.

Heureusement, mais c’est un secret que je te demande de ne pas répéter, nous disposons depuis quelques années, sous notre manteau, d’un bouton « Warning !! » Il suffit d’appuyer dessus pour être transposé instamment un peu plus loin.

C’est ainsi que je me retrouvais planqué dans le clocher de l’église quand retentirent deux coups de fusils.

« Hé l’Armand qu’est-ce qui te prends de défourailler en pleine nuit ? »

« Y’a un loup, je te dis, y’a un loup sur mon toit, je l’ai vu »

« Oui, c’est ça, y’avait pas le renard et la belette aussi par hasard ? »

« J’te dis, un loup, énorme, tout rouge, avec une barbe blanche »

« C’est ça, va te coucher, cuve ton vin et on en reparlera demain »

Je te dis pas, "la peur de ma vie !!!", mais ce n’est pas tout, le temps passe, et il me fallait trouver la maison de BILLY, pas facile, depuis qu’ils ont donné des noms aux rues du village, on ne s’y retrouve plus, enfin bref, le jour commençait à pointer le bout de son nez quand enfin j’atteignis la cheminée tant convoitée, c’est alors que…..

Dong !

Dong !

Mon dieu six heures, vite, vite, vite je fouille mon sac……..

Dong !!

Déjà trois coups, ah, je le tiens, zut, c’est le gilet de sécurité obligatoire en cas de panne sur la voix lactée,

Dong !!

Et de quatre, et ça ?, qu’est-ce c’est ?

Dong !

Cinq !!! Je l’ai !!!!Je l’ai !!

Dong !!!!

1340352875.jpg

 

Et vlan, au moment précis où j’allais lâcher les croquettes dans le conduit de la cheminée, hop là, Boum !!! Je me retrouve là haut dans le traîneau, le paquet cadeau à la main.

« Désolée, Papou, faut rentrer, Mamie Zette va te tirer les oreilles si nous arrivons en retard »

« Et oui, Petit Grain de Sel, c’est comme ça, j’espère que BILLY nous pardonnera »

« Papou ? Pendant, que tu étais sur les toits, j’ai blagué avec les cigognes »

« Et alors, ma Janou ? »

«  Dans un mois, elles passeront à la maison, avec la petite sœur.. »

 

Vous pouvez vous rendre sur les blogs « Au pied de la Tour » « La Calmette » et "Vivre à Uzès" en cliquant sur les liens placés dans le texte.

26/12/2015

La Colère du Père Noël

Ah Non ! Maintenant ça suffit !!!!! D’habitude, (je vous parle des quatre derniers siècles) dès le 26 Décembre, je pouvais regagner tranquillement ma tanière au pôle Nord après avoir fini ma distribution de jouets. Je sais que cela faisait quelques jaloux, sous prétexte que je ne travaillais que quelques jours par an, mais « ils » n’avaient qu’à le prendre ce boulot !!!! Il y a 437 ans quand j’ai été embauché, j’étais tout seul à postuler. Mais là n’est pas la question, si j’en ai ras le bol, c’est à cause des conditions de travail. Avant la guerre de ….. enfin je ne sais plus trop laquelle, avant la guerre disais-je , j’avais quelques oranges à distribuer, quelques louis d’or, parfois aussi, mais uniquement chez les bourges et les aristos quelques joujoux, genre poupée en céramique, cerceau en bois, et cheval à bascule du même métal comme dirait mon lutin préféré. Je préparais ma tournée vers le 18, voir le 19 Décembre, et la nuit du 24, je finissais à trois ou quatre heures du matin. Mais depuis un demi siècle, je ne vous dis pas la galère, de l’avent à la veille de la nuit de la nativité, je n’arrête pas, j’ai du prendre des intérimaires, et ça ne suffit pas. De plus, je dois faire un régime pour passer par les tuyaux de radiateur, Finie l’orange, bonjour les consoles volumineuses, les maisons de poupées gigantesques, la 206 verte pour les ados, J’en passe et des meilleurs, Cette année, malgré le renfort de 643 lutins, et un troupeau de 8569 rennes, nous avons terminé à 8 heures du mat, tout en jouant sur le décalage horaire, c’est vous dire. En temps normal, je consacre la journée du 25 à vérifier que nous n’avons oublié personne, le soir, je vais faire la java avec mes auxiliaires à l’auberge du « Chat qui boite » histoire de les récompenser, et le 26 : « au dodo » et repos jusqu’à l’année suivante. Mais voila t’y pas qu’ils ont commencé par créer « Le Service Après Vente » ça, c’était pas dans le contrat, tout ça parce qu’ils y a quelques ignorants qui ne savent pas lire une notice en Chinois ou en coréens. C’est bien la peine qu’ils fassent des études jusqu’à trente ans passés. Et puis maintenant, « ils » ont Internet, avant même que je passe faire ma distribution, « ils » revendent leurs cadeaux !!!! Pendant ce temps là je me casse le C.. pour essayer de leur faire plaisir!
Le « Patron » est entré dans une colère noire, il m’a ordonné d’aller faire une tournée d’inspection sur E-Bay , alors attention, l’année prochaine, nous allons sévir, plus de cadeau pour les contrevenants, et ne vous faites aucune illusion.
« J’AI LES NOMS !!!!!! »

QUE CELA NE VOUS EMPÊCHE PAS DE DORMIR ET SURTOUT DE PASSER UNE EXCELLENTE ANNÉE 2016

Bonne Année 2009 2.jpg


AKELA , le seul Loup « PÈRE NOËL diplômé d’état » et sa descendance

21:53 Publié dans Historiette | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : noel, patinoire

20/12/2015

Le Père Noël est un loup comme les autres !

Je vais vous confier un secret, mais surtout ne le répétez à personne, JE SUIS LE PERE NOEL !!!!! Chuttt,  !!!!!!!!!!!!!!!!! les enfants écoutent !!. Notez, que c’est un boulot pénard, je bosse quatre semaines par an, le reste du temps je passe à l’atelier une ou deux fois par mois, à Pâques je fais le ménage, et le 14 juillet je commence à trier un peu le courrier des fournisseurs. Ça fait 437 ans que ça dure, et je n’ai pas eu à me plaindre, sauf dans les années 1764-1765, car il ne faisait pas bon être le père Noël dans le Gévaudan. 2081625512_loup.jpgPas moyen d’approcher d’une ferme sans que  les « pays » me tirent dessus, même les gosses avaient peur de moi et me pourchassaient avec leurs couteaux plantés sur un manche de bois. Je dois avouer qu’être à la fois un Loup et le Père Noël ça peut prêter à confusion, mais l’ANPE n’avait que ça à me proposer, et j’avais déjà refusé deux boulots. Parait que j’avais le bon profil, un bon pelage pour me protéger du froid, des poils sous le menton qui me faisaient une barbichette, une certaine expérience des cheminées depuis cette malheureuse affaire des trois petits cochons, et puis, franchement c’est bien payé, même si je ne roule pas sur l’or, d’autant qu’en 437 années, j’ai connu une sacrée inflation.

 Le loup de Noel-91203 01.jpgJe ne serai pas honnête avec vous si je passais sous silence mes quelques démêlés avec la justice, suite à la plainte de la grand-mère du Petit Chaperon Rouge, j’avais pris Maître COLLARD comme avocat, il n’a pas pu s’empêcher de médiatiser cet incident de façon exagérée. Tout a fini par s’arranger avec Maître VERGEZ. Dommage qu’il n’ait pas voulu défendre les sorcière d’Uzès.

Tout ça pour vous dire qu’en ce moment je ne manque pas de boulot, vérifier les horaires de traîneaux, emballer les paquets, faire le pitre dans les grands surface, poser avec la Miss France 2010, (j'sais pas son nom !) oser quelques guili-guili  avec Madame de Fontenay, imaginer des cadeaux originaux (La main en plastique invisible pour Thierry Henry, celle de ma sœur dans la culotte du zouave, une clé des champs sécurisée pour Trebber, un sourire de circonstance pour Domenech, des animateurs de télé intelligents etc. etc. etc.  ) . Sans compter que je dois penser à moi, à mes amis, ma famille, à ma concierge,  tous ces gens à qui je dois adresser mes vœux pour 2016, pas question d’avoir recours à l’E-mail, moi, je fais ça à l’ancienne, une lettre manuscrite à chacun, une vraie, pas trois lignes stéréotypées.

Loup-Noel01.jpgTout ça pour vous dire que je vais fermer boutique, non, non, pas celle du père Noël, j’aurai trop peur d’un licenciement pour faute grave, non, je vous parle de mon blog. RASSUREZ-VOUS !!!!! Ce n’est que temporaire, je ne vous oublie pas, et pendant les tournées de reconnaissance, j’irai faire un tour sur les vôtres, en faisant attention, car en cette période, le ciel est bien encombré. Quand j’aurai un peu de temps libre, après avoir pansé mes rennes, (ça me fait penser que l’autre jour j’ai vu mon neveu qui fait ses études d’ingénieur à RENNES, je lui ai dit, « tu vas à Rennes, pour prendre ton élan ! », il mis trente secondes avant de rigoler, mon frère quant à lui a réagit cinq minutes plus tard tandis que ma belle sœur m’a appelé le lendemain pour me dire qu’elle avait compris). Où en étais-je ? Ah oui ! Quand j’aurai un moment, j’en profiterai pour terminer quelques textes que j’ai en jachère, et que j’éditerai l’année prochaine, mais avant, je vous enverrai bien une petite carte postale vers le 25 Décembre.

A l’an que Ven !!!!!

 

(Reprise actualisée d'une note de Noël 2008)

http://www.deezer.com/listen-2513811 

 

22:11 Publié dans Historiette | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : noêl

01/11/2015

Un Temps de Toussaint.

Putain de temps, un crachin glacé tombait sur NICE, et pourtant je devais quand même sortir, il y a des rituels qu’il faut respecter, ça fait partie de la vie.

 Où vas-tu ? demanda ma compagne.
 Tu le sais bien, je vais porter des fleurs à ma mère, comme chaque année au 1er Novembre.
 Je ne t’accompagne pas, prends soin de te couvrir.
 Oui, oui.
 Tu as été chez le fleuriste ?
 Non, il y en a près du cimetière.

J’enfilai mon imperméable, mis un chapeau sans oublier mon cache col, c’est trop con d’attraper la crève un jour de Toussaint.

J’estimai inutile de prendre la voiture, un peu de marche me ferait du bien. Je mêlai mes pas à toutes ces familles, ces veufs et veuves vêtus de noir qui se dirigeaient en une sorte de lugubre cortège vers le cimetière de CIMIEZ, champ de repos des riches trépassés niçois, Des retardataires faisaient l’acquisition de quelques pots de chrysanthèmes auprès des marchands de fleurs, postés contre le mur de la nécropole, qui interpellaient les passants aux mains vides pour leur filer leur camelote.

 Mais que fait SARKOZY, si ça ce n’est pas du racolage ! ! ! ! !

Je refoulai cette pensée mesquine et de mauvaise foi au plus profond de moi avant d’aborder une belle et jeune fleuriste revêtue de l’habit traditionnel niçois.

 Des fleurs, Monsieur, dix € seulement ces jolis chrysanthèmes.
 Je préfèrerai des roses, ma mère a toujours aimé les roses.
 Parfait, monsieur, ce bouquet vous convient-il ? .

J’acquiesçai, me fendant d’un petit billet de 20, puis à pas lent j’entrai dans le cimetière. Dix ans qu’elle était là, juste en face de l’entrée principale dont je poussai la vielle grille rouillée et grinçante, témoin de la douleur plus ou moins feinte des familles épleurées.
Je sonnai à la porte de la conciergerie du cimetière, la porte s’ouvrit et je tendis mes fleurs.
« Bon Anniversaire Maman ! ! ! »

16/10/2015

Le téléphone du Georges

Au printemps de cette année, j’étais allé me balader juste au dessus de la maison, à la recherche de quelques « bannes » de cerfs, car c’est à cette époque qu’ils les perdent, quand j’ai entendu un coup de sifflet. J’ai levé les yeux, et je l’ai aperçu, une petite centaine de mètres plus haut, qui me faisait signe de le rejoindre auprès du troupeau, Une invitation de Georges, ça ne se refuse pas, c’est même interdit par le règlement. J’ai oublié de vous dire que Georges est berger, mais vous l’aviez sûrement deviné, car je sais que vous êtes futés. C’est même le dernier berger du pays. Vous n’aurez donc aucune peine à le reconnaître si vous le croisez, d’autant qu’il a la particularité, en période de chasse de « garder » avec le fusil. Pas pour le loup, lui, ça ne le gène pas, il n’est pas de ceux qui laissent le troupeau seul dans la montagne, ni pour la « Lèbre » comme dans la pastorale, non, lui c’est pour le « cochon », on ne sait jamais.
Ce n’est pas qu’il est curieux, Georges aime être informé afin de ne pas parler à tort et à travers. « Qu’est-ce que tu as mis sous tes grillages ? » en me désignant petites « cages » dans le Jardin. « Quelques plans de patates noires !!!, je les protège du chevreuil » » Alors il a bien rit, mon berger, « je m’en doutais, je m’en doutais » Moi, je me doute qu’il était déjà allé voir, les truffiers, il les repère à cent lieux à la ronde. f9789e097c79c9cbcf498940beac5177.jpg
Nous étions là, à discuter des temps immémoriaux, où il récoltait ses quarante kilos de rabasses, qu’on lui payait une misère au marché de Richerenches (dit-il) quand je le vis s’immobiliser l’air grave. Il plongea sa main dans sa poche et en sorti devinez quoi ? Un téléphone portable. S’il y a bien une personne que j’aurai cru le dernier à posséder un tel engin, c’est bien mon Georges. « C’est la Lucette (sa fille) qui m’avertit que la soupe est prête, tu vois, j’arrête le vibreur sans décrocher comme ça, ça ne me coûte rien »
Pas couillon le Georges.