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13/03/2015

Le Cimetière des oubliés sera-t-il sauvé ?

Jeudi 26 novembre 2009

Article de Stéphane Moréale,  communiqué pour info...par l'association CARMINAREM.

 

"PATRIMOINE | Le " Cimetière des fous " de Cadillac bientôt sauvé ?

La Commission régionale du patrimoine et des sites de la Direction régionale des affaires culturelles (DRAC) a proposé au préfet de région Dominique Schmitt, à l’issue de sa réunion ce matin, d’inscrire au titre des Monuments historiques les murs du cimetière de l’ " asile d’aliénés " de Cadillac, ainsi que trois carrés attenants.

" C’est une semi victoire ", a déclaré sur le coup de 13h, à la sortie de la réunion de la commission de la DRAC, le psychiatre, légiste et criminologue Michel Bénézech. Le professeur, président de l’association des " Amis du cimetière des oubliés de Cadillac sur Garonne ", hésitait encore à se réjouir pleinement des conclusions de la commission.                            

 

Image Scannée674.jpgLe professeur Michel Bénézech, président de l’association des " Amis du cimetière des oubliés de Cadillac sur Garonne "

Photo Bordeaux Actu - Stéphan Foltier

. C’est pourtant le soulagement pour les défenseurs du cimetière où reposent depuis sa fermeture en 2000 autour de 3500 anciens malades internés au long de son histoire entre les murs de l’asile d’aliénés. Car si le préfet suit les conclusions de la commission, dans laquelle siégeait le Directeur régional des Affaires Culturelles ainsi que ses homologues de l’Environnement et de l’Équipement, le projet de parking qui menace ce haut lieu de l’histoire psychiatrique française sera définitivement enterré.

Centre psychiatrique fermé

Le maire (PS) de Cadillac Hervé de Gabory, par ailleurs président de la Commission culture du Conseil général de la Gironde, souhaite détruire le site, propriété de la commune, pour y construire les 60 places du parking du futur centre psychiatrique fermé que la ville, qui compte déjà une unité pour malades difficiles, doit accueillir prochainement. Au motif " qu’il n’y aurait pas d’autre endroit disponible ".

 

Le cimetière des oubliés de Cadillac-sur-Garonne Image Scannée675.jpg

photo Stéphan Ferry

Ce que conteste l’association présidée par le Pr Bénézech. " Il y a deux autres solutions, rétorque Colette Lièvre, vice-présidente de l’association : le terrain que la Direction Départementale de l’Équipement doit libérer " prochainement " ; et quelques arpents de vigne juste derrière le cimetière ". En fait l’association soupçonne le maire de Cadillac de vouloir " effacer " le site de la mémoire collective. Le " cimetière des fous " est en effet l’un des six derniers témoignages comparables du lourd passé psychiatrique de la France... et l’histoire de la commune. " C’est un site exceptionnel, a rappelé ce matin devant la commission le Pr Bénézech. Il est indissociablement lié à sa tradition hospitalière et d’enfermement, devenu asile d’aliénés en 1838 puis centre hospitalier ". A l’asile de Cadillac ont été internés, et sont morts, des " fous " venus de toute l’Europe... y compris des locaux, pas forcément malades : " Plusieurs familles locales se sont débarrassées de leurs membres " gênants ", confie Colette Lièvre. Et plusieurs centaines d’internés sont morts de faim dans les années 1940 du fait du rationnement imposé par la guerre et l’occupation. Rationnement qui, dans les centres psychiatriques, s’est traduit par un épisode de famine. "

Le sort du cimetière a mobilisé l’opinion publique mais aussi l’Ordre des médecins de la Gironde et des personnalités comme l’écrivain Michel Suffran"

14/09/2014

Carnet de Route de Jean RENOUX Départ pour Marseille Octobre 1914

Séjour dans les Hôpitaux de Marseille

 

Je suis embarqué sur un brancard mais je ne sais pas dans quelle direction. Départ à 4 heures nous roulons toute la nuit et vers 9 heures le lendemain nous sommes à Neufchâteau[1] . On nous descend du train pour visiter les pansements et nous donner du lait ou autres aliments, à 11 heures on nous remonte dans un autre train qui part à 12 h pour le midi. Nous passons à Dijon en pleine nuit et nous voyons Lyon et la Drôme beaux pays sur toute la ligne. Enfin dans la nuit du 7 au 8 (Octobre) nous arrivons à Marseille Gare Saint Charles, on nous transporte du train dans des tramways électriques et nous filons dans les hôpitaux. Je vais à l’Hôtel Dieu. On me déshabille et me couche, le lit est doux et je sens que je serai mieux soigné qu’à Verdun. Les infirmières font le service et les gros travaux sont fait par des hommes. Le major est secondé par un médecin, un chirurgien et plusieurs internes qui nous soignent très bien. Je suis en observation pendant deux jours et nuit, ce traitement me fait du bien, le coté devient moins dur mais les élancements persistent toujours. Je suis à la diète lactée et au repos absolu. Le 3ème jour je suis à la purée et au lait, la glace est remplacée par des gélules d’opium. Je peux dormir et cela me semble bon nous sommes très bien traités. Nous avons des visites tous les jours. Aujourd’hui Dimanche j’ai récolté des gâteaux, des bonbons, des cigarettes, les journée passent vite et si j’avais des nouvelles je m’estimerai heureux.

Je reste couché jusqu’au 22 (Octobre), je me lève et malgré ma canne je vais de tous les cotés tant mes jambes sont faibles. Le 24 départ pour Sainte Marguerite[2] où je suis très bien, il y a un grand jardin où l’on peut se promener, j’en profite de trop car le 26 je suis repris par mes élancements et dois me recoucher, on me met des cataplasmes au laudanum pour me calmer. Je me sens mieux le 3 (Novembre) et me lève pour me mettre dans une chaise longue, cadeau de la surveillante de nuit. Le 6 sortie et visite de la ville pour les costauds, je n’en suis pas, ce sera pour une autre fois.

 



[1] Dans le département des Vosges.

[2] Hôpital Marseillais.

13/09/2014

Carnet de Route de Jean RENOUX 13 septembre 1914

Dimanche 13. Je bois du café et mange un petit morceau de pain. Je n’ai plus de fièvre. J’espère qu’on va me changer mon pansement aujourd’hui.

 

 

Je reste à Saint Sauveur jusqu’au 4 octobre où je suis évacué.

07:01 Publié dans Famille, Histoire | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : guerre 14 18

12/09/2014

Carnet de Route de Jean RENOUX 12 septembre 1914

Samedi 12. 4 camarades dont évacués, nous restons 2 dans la chambre. L’infirmière vient prendre la température, on me donne un lavement à la glycérine et 50 ctgr de quinine pour la fièvre. À 10 heures je bois du bouillon et mange quelques pommes de terre, l’après midi je lis, à 5 heures riz et singe[1] à la vinaigrette. Je m’allonge et compte bien dormir. Dehors un vent de tempête nous réveille à chaque instant. Enfin vers 1 heure du matin je m’endors assez bien.

 



[1] Corned-beef

07:00 Publié dans Famille, Histoire | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : guerre 14 18

11/09/2014

Carnet de Route de Jean RENOUX 11 Septembre 1914

Vendredi 11. La fièvre est un peu tombée 37°3 je suis mis au lait environ 2 litres par jour et à la tisane à discrétion, je bois beaucoup, j’ai toujours mal au ventre, je le dis au major, il me donne 3 cachets de rhubarbe qui ne font pas d’effet.

07:00 Publié dans Famille, Histoire | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : guerre 14 18