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18/03/2016

La PUT et les BORDEL !!!

Ah non, je t’entends déjà d’ici, « Cet AKELA, l’orthographe et lui, ça fait deux !! », Bon, c’est un peu vrai, mais là, ce n’est pas le cas. Moi aujourd’hui je te parle de Marguerite PUT et d’Esperit BORDEL , dont je ne me moquerai pas du nom, puisqu’ils figurent parmi les ancêtres de ma famille d’une part, et que d’autre part avec une mère qui s’appelait CHIER, je suis très mal placé pour chambrer les malheureux qui portent des noms pareils.

Si PUT semble être effectivement péjoratif (personne mal soignée, pas très propre) par contre BORDEL signifie simplement habitant d’une borde (une ferme) , d’ailleurs ce nom était très répandu encore au milieu du 20ème siècle mais a pratiquement disparu depuis, les intéressés ayant pour la plus part transformé leur patronyme en BOREL. Quand à celui de ma mère, il signifie que la famille était établie dans la montagne du « CHIERS » (prononcez Chière) c'est-à-dire la Montagne du Rocher, au dessus de Nice.

Ceci dit, chacun d’entre nous s’expose à de sacrées surprises en examinant les noms de famille de leur aïeux, tiens je prends un exemple tout à fait au hasard : Moi-même, et bien j’ai découvert qu’en plus de Margueritte PUT, Esperite BORDEL et de la famille CHIER, nous avions (entre autres) dans la famille : des GRAULLE, des BUISSON, des CENDRIER, des CARTON, des ENFLE, des GATEAU, des MAIGRE et j’en passe, mais aussi des POESY, des CHANTEMERLE, des BEAUCHAMPS et même des LIONS, j’en rugis de plaisir.

généalogieTu me diras « Mais comment fait tu pour avoir autant de noms « ridicules» dans ta famille ? »

Sur 16 générations, c'est-à-dire au moment de la création de l’état civil par François 1er, nous avons 65334 ancêtres !!!,

Et je ne compte pas les cousins, les oncles, les frères et sœurs, uniquement la parenté directe.

Humm ? et où sont-ils les GROS, les GRAS, les CORNARD, les VACHIER, les TROUDEBALLE (et oui, il y en a) et les PATRAC , s’ils sont pas chez moi, à ton avis, ils sont où ? Cherche Bien !!!!

21:52 Publié dans Famille | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : généalogie

03/03/2016

Claude, mon père

J'ai publié cet article le 23 Avril 2012 , aujourd'hui, il est plus que jamais d'actualité, mon père s'est éteint dans la nuit du 26 Août de la même année

 Mon père à l’époque de ma naissance exerçait trente six métiers, souffrant trente six misères, âgé de 23 ans, il était né par hasard à LORIENT, d’un père Auvergnat (de Vincennes) et d’une mère parisienne native du Berry, son enfance s’était passée pour l’essentiel dans l’Aisne.

 Il avait traversé la France en vélo, pendant l’exode avec son frère Pierre, qui veillait sur son insouciant cadet.

Partis de LONGPONT dans l’Aisne le  Vendredi 17 Mai 1940, Pierre et Claude avaient vite compris que les Allemands, du haut du ciel, avaient repéré ses deux garçons téméraires et indisciplinés qui allaient leur en faire voir pendant toute l’occupation.

 Le Haut État Major Allemand était formel, ces deux là devaient être neutralisés dans les plus brefs délais, et l’aviation  avait pour mission de s’acharner sur eux. Quoique fasse les deux frères, le « boche » était toujours là pour essayer de les empêcher de passer, quitte à bombarder spécialement à cause d’eux les ponts de la Loire afin de les stopper. Rien n’y fera, à leur nez et à leur barbe, ils franchirent quand même le fleuve, en direction de MONTFAUCON dans le Lot, pour se réfugier chez leur soeur

De retour chez eux à l’automne, ils aidèrent leur père à récupérer équipement et armement abandonnés par l’armée française dans les bois environnant afin d’équiper les premiers réseaux de résistance. En Août 1944, ils prirent la collégiale Saint Jean des Vignes à Soisson, tenue par la milice, lors de l’entrée en ville des forces de libération, ce qui leur value la croix de guerre pour les fils et la légion d’honneur pour le père. Notre trio de choc se retrouva dans le même régiment de l’armée régulière ; au sein duquel ils combattirent jusqu’au lendemain de l’armistice, car les allemands de la poche de Saint Nazaire, ne déposèrent les armes que le 9 Mai.

Démobilisé, il n’était pas envisageable qu’il retrouve les bancs du lycée et de côtoyer ceux de son âge qui avaient préféré regarder passer les alliés plutôt que les suivre.

C’est ainsi qu’il arriva dans le Mercantour pour assurer le déminage de la frontière italienne, à la fin de ce boulot, il resta dans le coin, rencontra ma mère, et son destin en fut changé.

img001.jpgC’était un « artiste », son avenir, sa destinée, aurait dû être la peinture et le dessin, mieux encore, la caricature. Ses talents ne se limitaient pas à l’art graphique, il savait jouer de différents instruments de musique et il était assez cabotin pour faire un bon acteur comique. Je l’aurais bien vu en clown caricaturiste, car il était véritablement fait pour cela. Il travailla pour quelques journaux, mais à cette époque les quotidiens issus de la résistance n’avaient pas assez d’argent pour payer leurs journalistes, et encore moins les dessinateurs. Et puis nous étions là, mon frère et moi, il fallait nous nourrir, et si mon père était prêt à quelques sacrifices pour nous élever tout en se lançant dans une carrière artistique, cela n’était pas envisageable pour ma mère, pour qui le dessin et la peinture n’étaient pas des « activités sérieuses et respectables ». Tout juste concéda t-elle à accepter que mon père fasse des extra pendant les fêtes de fin d’année, en peignant les vitrines de cafés et des restaurant, mais dès qu’il s’agissait de « peindre pour peindre » elle mettait le holà ! .Quand l’heure de la retraite sonna, quand ils furent à l’abri du besoin, nous avons tous espéré qu’il pourrait enfin se livrer à son art à temps plein. Il n’en fut rien, l’art n’était concevable pour ma mère que si il était alimentaire, il ne put que continuer à dessiner des œuvres éphémères sur les vitrines des bistrots.

Ma mère avait cette attitude tout a fait contradictoire, qui consistait à pousser mon père à « faire des petits spectacles basés sur la caricature (tout en chantant "Rue Saint Vincent") lors des réunions de leur club de retraités, ou au cours des voyages organisés, mais dès que mon père avait trop de succès, elle « le cassait » ne supportant pas cette situation, en fait, il fallait que le talent de mon père rejaillisse sur elle  tout en étant jalouse des compliment adressés à son mari. A sa mort, nous avons de nouveau émis l’espoir qu’il allait enfin pouvoir « vivre sa vie d’artiste », mais il était trop tard, il ne profita de « sa liberté » que deux ou trois ans, voyageant à travers la France pour faire un stage d’aquarelle en Bretagne, visiter une exposition à Paris, franchir les Alpes pour admirer les peintres italiens etc.

Puis un jour sa main l’a trahi, du jour au lendemain elle refusa de lui obéir, son coup de crayon s’envola avec le mal. Il compris que sans son « art », il ne pourrait plus briller en société au sein de sa maison de retraite.

Cela lui fut insupportable, il se réfugia dans « son monde » dont il n’accepte  que rarement de sortir et de moins en moins souvent. Sauf pour « Questions pour un champion » grâce à qui il continue d’épater résidents et soignants

 

Publié le Lundi 23 Avril 2012

 

21:43 Publié dans Famille | Lien permanent | Commentaires (0)

05/02/2016

Nous avons de qui tenir !!!!!

Il est des hasards étranges, la semaine dernière je te parlais de mon ancêtre Joseph BUISNEAU « Le Voyeux » et voici qu’aujourd’hui je reçois un mail m’informant que la ville de Saint Nazaire venait de retrouver dans ses archives un pavé de plomb contenant deux photos et une lettre. Ce pavé avait été « scellé dans un mur » par l’auteur de la lettre, dans laquelle il manifestait ses sentiments républicains sous le règne de Napoléon III. Ce document fut retrouvé lors de la réfection de la maison dans laquelle il avait été dissimulé. Il est l’œuvre de Joseph BUISNEAU arrière petit fils de Joseph « Le VOYEUX », et en l’occurrence mon arrière arrière grand oncle, frère de mon arrière arrière grand père.

 

Lettre de Joseph Buisneau 02.jpg

Lettre d'un quincaillier républicain sous le Second Empire :        Archives Municipales Dossier réalisé dans le cadre des Journées du Patrimoine des 15 et 16 septembre 2012 I            de Saint-Nazaire

 

Transcription de la lettre de Joseph Buisneau

 

Cette transcription reprend le texte de la lettre, ligne par ligne. L'orthographe a été respectée. Tous les ajouts apportés au texte pour une meilleure compréhension sont indiqués entre crochets.

 

J'ai été posée le 25 juillet 1866 par Joseph Buisneau, quincailler, né en la ville [de] la Flèche et par sa femme Stéphanie Lemeunier né au Château de Viré par Brulon (Département de la Sarthe) M. Lomenac entrepreneur à S[ai]nt Nazaire a construit la maison d'après les plans faits par J[osep]h Buisneau son propriétaire. Nous sommes venus habiter S[ai]nt Nazaire il y a 3 ans. Nous y fondons une maison de commerce de quincaillerie avec l'espérance que notre fils Camille Buisneau jeune homme de 18 ans la fera valoir, et continuera notre commerce et en augmentera son importance. La C[ompagn]ie générale transatlantique ayant établi S[ai]nt-Nazaire son port d'embarquement et de débarquement, l'établissement de chantiers de construction navale de M[onsieu]r John Scott sous la direction de M[onsieur] Audenet ingénieur de la marine de l'Etat ont donné à S[ain]t Nazaire un essor nouveau et ont contribué puissamment à donner aux habitants qui sont venus y créer des établissements de tous genres, l'espérance d'un agrandissement de la ville et d'une prospérité considérable à cause de la facilité d'établir des relations commerciales avec le monde entier. Si dans un avenir éloigné ce papier est trouvé, son lecteur verra si j'avais eu tort ou raison d'avoir foi en l'avenir de cette ville, comme j'ai foi en l'avenir de la démocratie et dans sa réussite chez tous les peuples civilisés. Nous sommes gouvernés par l'Empereur Napoléon III qui s'est servi de la démocratie pour arriver au despotisme. Son entente avec le clergé, ennemi de toute liberté pour les autres, ne la voulant que pour eux, l'a fait réussir dans son élection de président de la République (10 décembre 1848). Son coup d'Etat du 2 décembre 1851 lui a permis de s'imposer à la France et de refouler la démocratie. Le rétablissement des titres nobiliaires a créé une nouvelle aristocratie qui, alliée à l'ancienne et aux prêtres, blesse le sentiment de l'Egalité qui est dans le cœur de tout français. Vous qui me lisez, probablement après bien des ans, la France est-elle toujours le plus beau pays du Monde et la Nation la plus généreuse, parce qu'elle est en même temps la plus démocratique et que si son établissement est si difficile à fonder, cela tient à ce que trop de gens préfèrent leur intérêt particulier et du moment à ceux de l'avenir. (Etes-vous meilleur que nous n'étions ?) Etes-vous libres, ou êtes-vous esclaves ? Vous devez être ce que vous méritez d'être, car un peuple a le gouvernement qu'il mérite d'avoir, et si la fortune, la prospérité amolit [sic] le cœur du peuple français et lui fait oublier qu'il doit aux générations qui lui succède [sic] l'exemple de la vertu et du travail, alors peuple tu dois être esclave et par ta faute.

Nos portraits photographiques obtenus au moyen du reflet de la lumière sur une plaque argentée, quoi qu'en ces débuts, ont-ils passé à la postérité ?

Tu comprends pourquoi, dans cette famille, nous avons toujours combattu pour la démocratie, hier contre Napoléon III aujourd'hui contre les idées qui sont un affront National à la République

 

Deuxième post-Scriptum , Je viens de découvrir qu’un autre joseph BUISNEAU, fils du « VOYEUX » avait commandé dès septembre 1789 la milice fléchoise afin de défendre la jeune révolution française.

Cette fois ci, promis, juré, je ne me moquerai plus du « Voyeux », De Joseph son fils sergent major de la milice révolutionnaire, en passant par Joseph le quincaillier républicain de Saint Nazaire opposé à Napoléon III jusqu’à mon grand père Maurice et ses fils Claude et Pierre combattant les nazis jusqu’au 8 Mai 1945 sur la poche de cette même ville de Saint Nazaire, ses descendants nous ont laissé un précieux héritage dont nous n’avons qu’une envie, celle de nous en montrer dignes.

28/01/2016

Jean-Claude et la truite enchantée

Connaissez vous Saint ALBAN sur Limagnole ? Moi oui car du temps de l’errance de mes parents nous avons résidé trois ans dans ce gros village de Lozère qui a (entre autre) la particularité d’avoir été le théâtre au 18ème siècle des exploits de la redoutable bête du Gévaudan. Elle osa même, à deux reprises, remonter tranquillement, et en plein jour, la rue principale jusqu’au pied du château de pierre rouge où elle s’allongea « comme un chien qui attendrait son maître » d’après les témoins de la scène. De là naquit la légende selon laquelle le bien triste sire et très méprisable Comte Jean François- Charles de MORANGIÈS, fils du seigneur des lieux, en était le maître et Jean CHASTEL le meneur, mais ceci est autre histoire que je vous narrerai un autre jour.
Donc en cette époque là, (non pas celle de la bête, mais celle du général), durant les vacances de l’été 1961, je transmis à Jean-Claude les subtilités de l’art de la pêche à la main à laquelle j’avais moi-même été initié pendant les promenades du mercredi par mes camarades d’internat. (Ce qui prouve que je n’ai pas complètement perdu mon temps pendant mes études). Mon « Nano » y prit rapidement goût. Vairons et goujons n’eurent qu’à bien se tenir aux premiers jours de Juillet.
Avec le succès, l’ambition vint à mon frère, il délaissa la menue friture pour la reine de la rivière : la Truite, alors que moi, je restais fidèle à la bonne vieille canne à pêche. Nous partions cependant en expédition ensemble, remontant la Limagnole, Jean Claude me précédant qu’une cinquantaine de mètres. Un après midi, nous étions arrivés à proximité du chemin reliant Saint ALBAN au moulin du Franquet lorsque j’aperçus deux motos arrivant au ralenti. Il était trop tard pour prévenir mon frère, les gendarmes s’arrêtèrent sur un petit pont pour l’interpeller quand il les vit enfin. Nous pêchions normalement aux vers d’eau que nous trouvions accrochés dans une coquille sous les pierres de la rivière et Jean-Claude, qui n’avait pas encore pris une seule truite, aurait eu beau jeu de prétendre qu’il ramassait ces fameux vers afin de m’en fournir. Au lieu de cela, ce « couillon » prit ses jambes à son cou et s’enfuit à travers champs. Les pandores ne s’affolèrent pas, ils l’observèrent aux jumelles puis repartirent.
Mon frère, fit un long détour pour revenir chez nous, tout sourire, heureux de l’exploit qu’il venait d’accomplir en semant des gendarmes…..qui l’attendaient tranquillement à la maison, car il faut vous préciser que nous habitions à coté de la gendarmerie et qu’ils n’avaient eu aucune difficulté à le reconnaître.
En s’enfuyant, Jean-Claude n’avait pas que commis un délit de fuite, il en reconnaissait implicitement un autre, celui de braconnage. Insensible au fait qu’il s’agissait d’une « gaminerie » les gendarmes décidèrent de faire suivre l’affaire qui s’annonçait donc très mal. Heureusement mon père fit intervenir son cousin, Jacques SALOMON, jeune capitaine de gendarmerie à SENLIS, ce qui n’était pas rien à l’époque, mais qui était aussi très connu, à l’échelon national, pour quelques interpellations à hauts risques où il avait fait preuve d’un sang froid et d’un courage à toute épreuve. Les gendarmes de Saint ALBAN, pourtant à cheval sur le règlement, n’hésitèrent pas à s’incliner face à l’intervention de ce gradé promis à très bel avenir. Colonel, commandant une brigade anti-Banditisme, il se reconvertira à la retraite comme responsable de la sécurité du Crédit Lyonnais pour la région parisienne c’est tout dire.
Jean -Claude s’en sortait bien, mais renonça à tout jamais au plaisir de la pêche à la main

08/01/2016

A mon cousin François

 

 

 

 

Et mon corps a envie

De dessiner une note

De l'autre côté de mon corps

Une note bleue

Dans l'espace liquide

Aux confins du soleil

Aux bordures des arbres

Dans l'horizon des oiseaux

Une note pour vivre enfin

A côté des destins de matières

Et s'aiguiser les yeux

Aux lisières des choses

 

François Renoux (1950-2009)

 

François RENOUX-91015 02 (1).jpg

 

François Renoux (1950-2009) Autoportrait

 

http://www.deezer.com/listen-882625 

 

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06:53 Publié dans Famille | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : deuil.