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25/02/2016

On ne va pas en faire tout un fromage

La promenade à Banon

 

 

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Salut la Compagnie !!! Vous me reconnaissez ? C’est moi, Janou Grain de Sel ! Globe trotter assermenté !!!! Bon, je vous explique, mon Papounet, avec la chaleur, il commence à fainéanter, c’est donc moi qui vais prendre en main ce blog aujourd’hui. Vous vous souvenez l’année dernière nous avions été à Banon chercher des fromages, nous y sommes retourné à la fin Juin pour refaire le plein, comme dit mon Papou.

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Notre balade a commencé dans les gorges d’Aulan par une rencontre avec quelques cabres, qui voulaient nous dire « Achetez nos bons picodons, ils sont meilleurs que ceux de Banon ».

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Mais, nous nous sommes pas laissé influencer. Nous avons continué notre route par le plateau d’Albion, les lavandes étaient très en retard, mais les coquelicots avaient décidé, uniquement pour nous faire plaisir, de mettre une touche de couleur dans les champs

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Les sauges, pour ne pas être en reste nous ont offert leurs fleurs mauves  et leurs parfums envoûtant.  A propos de parfum, nous avons croisé quelques jolis petits cochons élevés en pleine nature.

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DSCN0756.JPGAprès une petite heure de route nous sommes arrivés à Banon. J’ai posé devant la librairie, c’est la plus grande de France !!! Étonnant non !?! On vient du monde entier pour la voir, elle tient au moins trois étages de trois maisons.

 

 
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Nous avons parcouru les rues du village, et acheter nos fromages

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Ensuite, retour dans les Baronnies d’où nous étions partis,

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le temps d’admirer un tilleul dans son champ de blé

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et le village de Montbrun, que connaît bien notre ami LaCalmette.

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Il ne reste plus qu’à déguster nos « banons » avant de reprendre nos ballades estivales.

21:49 Publié dans Historiette | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : banon

18/02/2016

La « Bête » du Gévaudan.

Il fallait bien que j’y vienne un jour, à force d’écrire que les loups ne sont pas des créatures du diable, bien au contraire, et qu’ils ne sont pas une menace pour l’homme, je me devais de m’expliquer sur la bête du Gévaudan.
En premier, chers humains, je vous ferai remarquer que « chez vous » les mauvais exemples ne manquent pas, vous avez vos Landru, Petiot et autres assassins, sans parler de vos super killeurs, Adolf et compagnie. Vous êtes mal placés pour nous reprocher quelques sujets plus féroces que d’autres qui en des temps difficiles, poussés par la faim ont, par ci par là, croquer quelques bergères en lieu et place de leurs moutons.
Mais, force est de le reconnaître oui, nous avons notre Francis Haulmes. La honte de la louverie en la personne de la bête du Gévaudan.
Surtout, ne croyez pas que ce soit une légende, la bête, ou plutôt les bêtes, ont bien existées, il y a autour d’elles des affabulations, pas mal de délire, des hypothèses plus ou moins fondées mais aussi des certitudes, parmi lesquelles celle qu’elles étaient au moins deux, mais il est probable qu’elles furent au minimum trois, et pas impossible qu’il y en ait eu quatre, voir plus, tout issues de la même portée ou de la même lignée.
Durant mon adolescence de loup, j’ai vécu au cœur de son « terrain de chasse », ce qui m’a amené à m’intéresser à elle. J’ai lu de nombreux ouvrages la concernant, certain tout à fait farfelu, d’autre plus sérieux et parfaitement documentés. Rassurez vous, je n’ai nullement l’intention de prétendre avoir résolu l’énigme, mais je revendique le droit d’avoir une opinion, qui est très proche de celle défendue par la plus part des spécialistes des loups et des historiens sérieux, très loin des délires d’un film récent. Mais revenons en aux faits avérés :
Entre 1764 et 1767, « la bête » fit plus de cent trente victimes, et des dizaines de blessés. Contrairement à la légende, elle ne s’attaquait pas qu’aux enfants et aux femmes, bien que toutes les victimes fassent partie de cette population, 9% des attaques ont eu lieu contre des hommes de plus de 18 ans mais aucun d’entre eux ne périt, ce qui démontre que la puissante force de l’animal avait des limites. Des femmes, des adolescentes et même des enfants réussirent à le mettre en fuite, la quatrième « bête » fut d’ailleurs probablement tuée le 11 Août 1765 par une jeune fille de vingt ans, Marie Jeanne VALET, la servante du curé de PAULHAC, qui s’était portée au secours de sa jeune sœur, elle réussit à lui donner un coup de baïonnette, (une lame de couteau au bout d’un bâton) qui pénétra de sept à huit centimètres dans le corps de l’animal qui s’enfuit en saignant abondamment, disparaissant pendant trois semaines avant de réapparaître le 2 Septembre. Aucune des trois « bêtes » abattues par la suite ne portait la cicatrice de cette blessure pourtant certifiée par les traces de sang relevées par les chasseurs sur les lieux de l’attaque du 11 Août, ce qui permet de penser que celle de Marie- Jeanne agonisa au fond des bois des suite d’une importante hémorragie.
Qui était donc la « bête », un loup ? un chien ? Une hyène dressée par Antoine CHASTEL l’homme soupçonné d’en avoir été le meneur ?
Certains, dont je suis, penchent pour un animal hybride issu du croisement entre une chienne domestique et un loup sauvage, et non l’inverse car nous autres loups n’aurions pas supporté la présence d’un hybride dans une de nos meutes. Ce serai la portée, générée par ce métissage, qui devint « la bête ». Pour ma part, je m’arrête là, je ne m’aventurai pas plus loin dans mes convictions car, comme le on dit, le reste n’est que littérature.
L’hypothèse qu’ « elle » fut manipulée par un homme est due à l’étrangeté de son comportement s’apparentant plus à celui du chien qu’à celui d’une bête sauvage. Contrairement aux vrais loups cet animal n’avait pas peur des humains allant les défier dans les cours de ferme ainsi qu’au cœur de villages. Ainsi, elle fut aperçue à deux reprises déambulant tranquillement dans Saint ALBAN, remontant la rue principale jusqu’au château de pierre rouge devant lequel elle attendit, d’après les témoins, « comme un chien qui attendrait son maître. »
Or, le Comte Jean François-Charles de MORANGIÈS, fils du seigneur des lieux, était un bien triste sire, ancien colonel au régiment du Languedoc il avait combattu contre l’empereur de PRUSSE, mais son comportement étant loin d’être exemplaire, il tomba en disgrâce. Véritable psychopathe il connut la prison sous l’ancien régime pour escroquerie ainsi que sous la république pour complicité de bigamie, (Il avait épousé une femme mariée aux mœurs légères), homme violent et débauché, il dilapidera à la mort de son père la fortune familiale dans les tripots et les maisons closes et mourut, en 1801, tué par sa maîtresse. Son propre fils, véritable crapule viola à Vingt six ans une jeune fille de treize ans et lui transmit une maladie vénérienne.
Le château des MORANGIÈS devint en 1830 un hôpital psychiatrique qui s’étendit par la suite autour du bâtiment pour devenir l’actuel Centre Hospitalier.
Le comportement de MORANGIÈS pendant l’affaire de la « bête » fut très ambigu, de là l’hypothèse émise que le vrai « maître » du monstre n’était autre que le seigneur du château au pied duquel l’attendait sa « créature », les CHASTEL n’étant que les meneurs.
Aucune preuve ne permet de valider cette théorie, aucune autre ne permet de l’infirmer, je laisserai donc au Comte Jean François- Charles de MORANGIÈS le bénéfice de la présomption d’innocence.
Le 19 juin 1767, Jean CHASTEL, père d’Antoine, profondément bouleversé par la mort d’une fillette de son village, Marie DENTY, dévorée par l’animal, fit bénir trois balles fondues dans une médaille de la vierge et s’en alla seul attendre le monstre. La « Bête » qui vient d’échapper à trois années de battues mobilisant des milliers d’hommes se trouve exactement à l’endroit où se rend CHASTEL, elle vint « familièrement » au devant de lui, s’arrêtant à quelques mètres du chasseur, l’observant tranquillement, assise sur son arrière train. Jean CHASTEL prend son temps pour viser, il tire, « la Bête » est définitivement morte !
Lors de nos grandes promenades à pied pendant les vacances d’Été, de 1960 et 1963, mon frère Jean Claude et moi nous nous rendions assez souvent à pied au village des FAUX à cinq kilomètres de Saint ALBAN sur Limagnole, où nous demeurions. Nous passions devant le hameau du ROUGET, entre la rivière et les premières maisons il y avait un pré, c’est là que la « Bête » avait tué une de ses premières victimes, une jeune bergère. Quelques dizaines de mètres après, nous traversions une forêt, et je ne pouvais m’empêcher de penser que de la lisière de ce bois, deux siècles auparavant, l’animal épiait sa proie avant de l’attaquer. Son forfait accompli, il était retourné se cacher dans l’épaisseur des sapins. Ce n’est pas sans émotion, même pour de jeunes loups, que notre chemin croisait la piste de la « Bête ».

11/02/2016

Le Jour où j'ai envahi l'Italie

Vous aurez du mal à le croire, mais j’ai envahi militairement l’Italie, Certes ce ne fut que……mais laissez moi vous raconter cela par le début.
En ce temps là, La France allait mal, l’armée française allait mal, tout allait mal, je ne sais pas qui a eu cette idée là, certains prétendent que la décision fut prise au plus haut niveau de l’état, mais quelqu’un eu une inspiration ingénieuse : AKELA !!!!! Lui seul pouvait sauver l’armée et par là même la France toute entière.
Ce matin, ou pour être plus précis, en ce début d’Après Midi de Septembre, je me réveillais enfin après un petit dodo commencé à 6 heures du mat …..Comment ça, gros feignant ??, mais dites, je ne vous permets pas Monsieur !!!!! Je travaillais de nuit, Monsieur !!!! Non mais, d’abord cessez de m’interrompre, bon, je continue…..donc je venais de me lever lorsque j’entendis passer la mobylette du facteur. C’est ainsi que je pris connaissance d’une gentille invitation, adressée par Monsieur MESSMER, alors ministre des armées, qui me conviait à me rendre dans l’intérêt de la nation, dans un centre de vacances, genre Club MED, pour une période d’un an avec sport d’Hiver garanti pendant six mois, puis randonnées en montagne pendant le reste de l’année. 100% gratuit, nourris, logés et même vêtus. La France pouvait compter sur AKELA, elle n’allait pas être déçue.
Il faut dire que j’étais le seul, je dis bien le seul, infirmier professionnel dans ce Bataillon de Chasseurs Alpins , les autres avaient été formés hâtivement (et très mal) à Nantes en moins de deux mois. C’est donc moi qui me collait toutes les sorties, exercices, et manœuvres en Montagne, ce qui, très honnêtement, n’était pas pour me déplaire, les loups n‘aiment pas la vie de caserne, ils préfèrent l’air de la montagne, quand de surcroît, il s’agit de celui du Mercantour, ils ne peuvent qu’être ravis. AKELA retrouvait son pays natal et il allait le sillonner de long en large, à pied, en raquette ou en ski pendant douze mois, il n’aurait pas échangé sa place contre celui d’un bidasse de Baden-Baden.
1815765785.jpgLe fait d’être le seul pro de l’infirmerie me valait l’insigne honneur de servir « d’escorte » à l’état major des unités avec lesquelles je sortais. Et cette nuit là, l’unité en question, c’était le bataillon au grand complet, j’accompagnais donc le colon, qui devait se sentir rassurer d’avoir un infirmier d’une telle valeur à ses cotés au cas où il se ferai un gros bobo.
Vous ne l’avez certainement jamais su, mais cette année là le col et le village de Montgenèvre étaient occupés par « les rouges », oui Madame, les rouges !!!!! Heureusement les gentils « bleus », dont j’étais, avaient mission d’être les libérateurs de cette malheureuse population constituée essentiellement de touristes en mal de neige.
Pour surprendre les « méchants » nous avons traversé en trois jours le massif du Queyras en ski de randonnées, de nuit, à cause des risques d’avalanche, et nous avions trouvé refuge le dernier soir dans un hameau déserté et isolé par la neige, afin de prendre quelques repos avant de nous lancer dans notre sublime action libératrice. A deux heures du Matin, nous avons entamé l’approche finale, pour la première fois le colonel et son escorte, dont j’étais, ouvraient la marche. Régulièrement le « Boss » vérifiait sa carte d’état major éclairé par nos bons soins. Se fiant à sa boussole, nous avons remonté un vallon censé nous mener au pied de Montgenèvre, mais au bout d’une demie heure, nous avons senti qu’un léger doute envahissait notre colon, un doute de plus en plus , comment dire ????? Ce n'était pas net, la direction était à peu près bonne, mais…..pas tout à fait. Cependant nous continuions d’avancer, encore et encore, quand un bruit étrange vint nous inquiéter, nous étions sur un plan parfaitement……….plat. Et le bruit qui parvenait à nos oreilles était celui de craquements. Logiquement, nous aurions du faire demi tour, mais « le Boss » jugea préférable de stopper sur place et de consulter une fois de plus sa carte. Il n’y avait pas le moindre Lac de montagne sur le trajet que nous devions suivre, et pourtant nous étions bien au beau milieu d’une étendue d’eau verglacée. En cherchant bien, le colonel finit par en trouver un, mais en Italie !!!!, ce qui évidemment n’était pas possible, en attendant comme les craquements devenaient de plus en plus inquiétant nous avons enfin reçu comme consigne de gagner l’une des rives, où se trouvait un panneau signifiant aux randonneurs que la pêche était interdite dans ce lac. C’est du moins ce qu’à traduit un de mes copains d’origine transalpine. Nous avions pénétré de près de cinq kilomètres à l’intérieur de l’Italie !!! Quatre cent cinquante soldats français (en armes chargées à blanc) venaient de commencer l’invasion de ce beau pays, sans aucune déclaration de guerre.
Ne vous inquiétez pas, je n’ai pas violé un secret défense, car notre ministre Pierre MESSMER n’en a certainement jamais rien su, pas plus que les supérieurs hiérarchiques du « Boss ». Pourtant cette nuit là, l’Italie venait de remporter sa plus écrasante victoire militaire, avec un simple panneau d’interdiction de Pêcher, elle venait de mettre en fuite un Bataillon de Chasseurs Alpins Français, censés faire partie de l’élite de notre brillante armée
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05/02/2016

Nous avons de qui tenir !!!!!

Il est des hasards étranges, la semaine dernière je te parlais de mon ancêtre Joseph BUISNEAU « Le Voyeux » et voici qu’aujourd’hui je reçois un mail m’informant que la ville de Saint Nazaire venait de retrouver dans ses archives un pavé de plomb contenant deux photos et une lettre. Ce pavé avait été « scellé dans un mur » par l’auteur de la lettre, dans laquelle il manifestait ses sentiments républicains sous le règne de Napoléon III. Ce document fut retrouvé lors de la réfection de la maison dans laquelle il avait été dissimulé. Il est l’œuvre de Joseph BUISNEAU arrière petit fils de Joseph « Le VOYEUX », et en l’occurrence mon arrière arrière grand oncle, frère de mon arrière arrière grand père.

 

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Lettre d'un quincaillier républicain sous le Second Empire :        Archives Municipales Dossier réalisé dans le cadre des Journées du Patrimoine des 15 et 16 septembre 2012 I            de Saint-Nazaire

 

Transcription de la lettre de Joseph Buisneau

 

Cette transcription reprend le texte de la lettre, ligne par ligne. L'orthographe a été respectée. Tous les ajouts apportés au texte pour une meilleure compréhension sont indiqués entre crochets.

 

J'ai été posée le 25 juillet 1866 par Joseph Buisneau, quincailler, né en la ville [de] la Flèche et par sa femme Stéphanie Lemeunier né au Château de Viré par Brulon (Département de la Sarthe) M. Lomenac entrepreneur à S[ai]nt Nazaire a construit la maison d'après les plans faits par J[osep]h Buisneau son propriétaire. Nous sommes venus habiter S[ai]nt Nazaire il y a 3 ans. Nous y fondons une maison de commerce de quincaillerie avec l'espérance que notre fils Camille Buisneau jeune homme de 18 ans la fera valoir, et continuera notre commerce et en augmentera son importance. La C[ompagn]ie générale transatlantique ayant établi S[ai]nt-Nazaire son port d'embarquement et de débarquement, l'établissement de chantiers de construction navale de M[onsieu]r John Scott sous la direction de M[onsieur] Audenet ingénieur de la marine de l'Etat ont donné à S[ain]t Nazaire un essor nouveau et ont contribué puissamment à donner aux habitants qui sont venus y créer des établissements de tous genres, l'espérance d'un agrandissement de la ville et d'une prospérité considérable à cause de la facilité d'établir des relations commerciales avec le monde entier. Si dans un avenir éloigné ce papier est trouvé, son lecteur verra si j'avais eu tort ou raison d'avoir foi en l'avenir de cette ville, comme j'ai foi en l'avenir de la démocratie et dans sa réussite chez tous les peuples civilisés. Nous sommes gouvernés par l'Empereur Napoléon III qui s'est servi de la démocratie pour arriver au despotisme. Son entente avec le clergé, ennemi de toute liberté pour les autres, ne la voulant que pour eux, l'a fait réussir dans son élection de président de la République (10 décembre 1848). Son coup d'Etat du 2 décembre 1851 lui a permis de s'imposer à la France et de refouler la démocratie. Le rétablissement des titres nobiliaires a créé une nouvelle aristocratie qui, alliée à l'ancienne et aux prêtres, blesse le sentiment de l'Egalité qui est dans le cœur de tout français. Vous qui me lisez, probablement après bien des ans, la France est-elle toujours le plus beau pays du Monde et la Nation la plus généreuse, parce qu'elle est en même temps la plus démocratique et que si son établissement est si difficile à fonder, cela tient à ce que trop de gens préfèrent leur intérêt particulier et du moment à ceux de l'avenir. (Etes-vous meilleur que nous n'étions ?) Etes-vous libres, ou êtes-vous esclaves ? Vous devez être ce que vous méritez d'être, car un peuple a le gouvernement qu'il mérite d'avoir, et si la fortune, la prospérité amolit [sic] le cœur du peuple français et lui fait oublier qu'il doit aux générations qui lui succède [sic] l'exemple de la vertu et du travail, alors peuple tu dois être esclave et par ta faute.

Nos portraits photographiques obtenus au moyen du reflet de la lumière sur une plaque argentée, quoi qu'en ces débuts, ont-ils passé à la postérité ?

Tu comprends pourquoi, dans cette famille, nous avons toujours combattu pour la démocratie, hier contre Napoléon III aujourd'hui contre les idées qui sont un affront National à la République

 

Deuxième post-Scriptum , Je viens de découvrir qu’un autre joseph BUISNEAU, fils du « VOYEUX » avait commandé dès septembre 1789 la milice fléchoise afin de défendre la jeune révolution française.

Cette fois ci, promis, juré, je ne me moquerai plus du « Voyeux », De Joseph son fils sergent major de la milice révolutionnaire, en passant par Joseph le quincaillier républicain de Saint Nazaire opposé à Napoléon III jusqu’à mon grand père Maurice et ses fils Claude et Pierre combattant les nazis jusqu’au 8 Mai 1945 sur la poche de cette même ville de Saint Nazaire, ses descendants nous ont laissé un précieux héritage dont nous n’avons qu’une envie, celle de nous en montrer dignes.

La Triste et Lamentable Histoire de Dame ESPAZE, Sorcière Patentée d'UZÉS

Puisque vous aimez les histoires de sorcières, et pour terminer mon cycle Halloween et autres récits macabres je vais vous conter de nouveau les mésaventures  absolument authentiques de Dame ESPAZE (comme l’attestent Gaston CHAUVET et Lionel d’ALBIOUSE, historiens patentés de notre bonne ville d’Uzès). Permettez moi seulement de vous en livrer une version revue et corrigée par un loup de vos connaissances, qui n’en a pas toutefois modifié la véracité sur l’essentiel. Car voyez vous, si nos illustres auteurs ont puisé dans les archives municipales, ils n’ont pu, par contre, bénéficier de témoignages oculaires, et pour cause car notre histoire s’est déroulée à la fin du XVème siècle. Or à cette époque, je pratiquais l’amour courtois avec une jeune chienne nommée Pifette, une « bergère cévenole », qui surveillait le troupeau de son maître sous « les barris » du château ducal. Les loups n’ayant pas le droit de citer à l’intérieur des remparts, nous nous retrouvions près d’une capitelle, une de ces huttes en pierres sèches que les provençaux nomment « bories ». C’est là qu’elle me raconta la triste et lamentable histoire des trois sorcières d’Uzès, tandis que je dégustais la carcasse d’un agneau mort né que Pifette et son berger m’avait laissé en guise de déjeuner.
Vous vous plaignez mais sachez qu’ en ce temps là l’administration de notre beau pays était encore plus compliquée qu’aujourd’hui, rien que pour notre ville, nous avions trois pouvoirs, celui du roi, celui de l’évêque et celui des consuls et autres échevins. Chacun d’entre eux avait son siège, son tribunal et son gibet, Le pilier de celui du pouvoir royal est encore visible sur l’ancien chemin de Nîmes, derrière le Mas de Justice, le bien nommé, car braves gens, si vous demeurez dans un lieu appelé « Pont de justice », « quartier de justice », « fontaine de justice », apprenez que c’est là, qu’au Moyen âge on pendouillait larrons et malandrins.
Mais je m’égare, revenons-en à nos « masques » car c’est ainsi que l’on nomme dans nos pays celles qui se livrent à la magie noire.
sorcière d'Uzès.jpgEn l’an de grâce 1491, Dame Espaze, qui demeurait rue de l’Epée, entre la Tour du Roy et celle de l’Evêque, fut accusée de sorcellerie en compagnie que deux autres femmes du quartier. Nos trois sorcières, ou prétendues telles, furent conduites à la tour de l’Evêque, siège du pouvoir épiscopal. Deux d’entre elles, dont notre Dame Espaze furent condamnées à la pendaison, et suspendues par le cou au gibet de Monseigneur l’évêque jusqu’à ce que mort s’en suive. La troisième eu à subir le bannissement, on dit qu’elle s’en alla quérir aventure au-delà des mers, mais une farfadette de mes amies prétend qu’elle serait revenue dans nos contrées, et que l’on pouvait, les soirs de pleine Lune, de Sabbat ou de bacchanales, la voir voltiger sur son « escoube » dans le ciel au dessus du château de Najac avant d’aller quérir le fantôme de Marion du FAOUËT sur les Landes de GUISCRIFF.

La suite de mon histoire, car elle n’est point finie, je vous la narre comme Pifette me l’a racontée, elle qui a tout vu, tout su, tout entendu, tout retenu.
Scandale ! scandale ! s’écria le sénéchal, représentant du pouvoir royal, "Monseigneur l’évêque de quel droit avez-vous fait pendre ses deux femmes ?, c’est une honte". Le prélat, tout confus, jura de sa bonne foi,
« la sorcellerie c’est du domaine du spirituel »

« Que nenni, seule la justice du Roy peut décider des cas exigeant la mort, faîtes dépendre ces dames et que l’on conduise les corps à la tour du Roy, siège de la sénéchaussée !! »
On dépendouilla donc Dame Espaze et sa compagne, on convoqua les témoins, on rameuta la foule, et après en avoir délibéré avec lui-même, le sieur sénéchal fit amener les deux suppliciées au gibet royal cette fois, où elles furent rependues. « Ainsi, comme l’écrit Gaston CHAUVET dans son ouvrage, fut rétablie publiquement dans ses droits et privilèges usurpés, la juridiction du roi de France

21:37 Publié dans Les sorcières | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : sorcellerie