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30/07/2015

Uzès, La ville où les bistrots sont rois

Championne du Monde ! Le titre mondial de l’aberrance et du laxisme en matière de stationnement revient sans aucun doute à la cité ducale.

Tenez un exemple, face au monument aux morts de la ville, il y avait un trottoir très étroit qui allait de l’angle du boulevard Gambetta au temple. Trois places de stationnement payant (en file) se situaient devant le bar et un marquage au sol interdisait tout stationnement jusqu’à l’édifice religieux. Que croyez vous qu’il se passait. D’un bout à l’autre de cet espace, tout le monde stationnait en épis que ce soit sur les emplacements payants ou sur la partie ou le dit stationnement était interdit (et matérialisé). Personne ne payait quoique ce soit et cela ne gênait personne ni les gardes ni la municipalité.

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Deux choses l’une, ou bien, finalement, c’était une bonne solution, et on matérialise au sol un stationnement en épis. Ou bien cette anarchie provoque une gêne et l’on sévit. Que nenni ! La municipalité ne voulait sûrement pas que l’on supprime ce magnifique témoignage de son incompétence en matière de stationnement.

Au printemps de cette année, ne voilà-t-il pas qu’elle annonce, à grand renfort de pub dans ces revues, qu’elle va modifier cet espace.

Et que croyez vous qu’il arriva ? Les trois emplacements payants ont été remplacés par un élargissement du trottoir, Génial Non ? Devant le bar les passants, gênés par les tables en terrasse, n’auront plus à descendre sur la chaussée et à faire le tour des véhicules en stationnement illicite.

Image Scannée498 02.jpgEt bien non, braves gens, à Uzès, on ne fait pas des trottoirs pour les piétons mais pour les bistrots !!! L’espace nouveau ainsi créé a servit à agrandir la terrasse du bar et lui a permis de doubler ses tables !!!! Les jours de marché ou d’affluence, si vous ne voulez pas gêner les buveurs de pastis en vous faufilant entre tables, chaises, clients et serveurs, il vous faut de nouveau descendre sur la chaussée, pour le reste (le stationnement interdit jusqu’au temple)  rien de changé, on continue allègrement à stationner en épis, parfois en double file ! , dès qu’un véhicule recule pour repartir, il gêne la circulation !!!  Mais ce n’est pas grave !! C’est Uzès !!!! C’est tellement dans les mœurs que le silence de l’opposition, n’est même pas assourdissant. Mais il est vrai que lorsqu’on ne demeure pas dans la commune…… !!!!!!!!!

 

23/07/2015

"Mémoires croisées" et "Lettres de Guerre"

Je possède dans mes tiroirs deux véritables petits trésors, d’abord le carnet de route et une partie de la correspondance de mon Oncle Jean tué le 30 juin 1918, par un obus allemand, J’ai également un petit cahier d’écolier sur lequel son frère, c'est-à-dire mon grand père, a écrit ses souvenirs entre sa naissance et l’occupation allemande, ce récit est compété par le témoignage de ses fils sur la participation de la famille à la résistance.
Enfin tout aussi précieux, un troisième trésor, la légion d’honneur de mon grand père.
Il m’est arrivé dans mes textes précédents de reprendre des écrits de mon grand père, et cela se reproduira encore, cependant afin de leur rendre hommage, j’ai ouvert deux blogs, dont vous trouverez les liens dans la colonne de gauche à « Sites à visiter ».

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Le premier « Lettres de guerre » pour mon oncle Jean,

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le second, « Mémoires croisées » pour mon grand-père.
http://lettresdeguerre-1914-1918.midiblogs.com/
http://memoirescroisees.midiblogs.com/

10/07/2015

Une si charmante maison ........

 

Ah la Provence !!!!! Mes parents (Surtout ma mère, mais elle était la seule à avoir voix au chapitre) donc: La Provence mes parents en avaient rêvé. Quand, en 1963, nous avons quitté la Lozère où nous avions séjourné trois ans, pour Aix en Provence, ils trouvèrent à proximité de Septème les Vallons, un petit mas provençal perdu dans la garrigue et cerné de champs de melons et de lavandes, on se serait crû dans un livre de Pagnol. La Bastide de la gloire de mon père, ou les « romarins » de Jean de Florette en quelque sorte. Bien sûr il y avait bien quelques petits inconvénients, mais mes parents n’étaient pas regardants, ils vivaient leur rêve. Il fallut d’abord faire une croix sur la salle de bain, la grange située à coté de l’habitation principale faisait office de « cabinet », mais à cette époque , c’était encore courant, et puis, pourquoi se plaindre, un paysage pareil, et quel calme. Certes, il y avait l’autoroute qui passait à proximité, mais c’était un détail. Pour seul voisin nous avions le propriétaire du mas qui demeurait dans une maison de maître à 200 mètres juste en face de nous. Oui, un petit Paradis…….l’été, car dès que vint l’automne, et les premières pluies, nous découvrîmes que nous bénéficions, gratuitement  (en plus du seul robinet situé dans la cuisine), de l’eau courante……dans la salle à manger, grâce à une très belle source d’une onde pure, qui jaillissait au centre de la pièce.

Vieille maison, souvenir d'enfanceQuant au chemin qui menait au mas, c’était le Paris Dakar avant l’heure, pas celui qui se perd dans les dunes, non, nous, c’était la version initiale, celle qui se jouait dans les pistes boueuses de l’Espagne ou  du Camp des garrigues.

Un Samedi, en revenant du Lycée, Jean-Claude et moi découvrîmes un camion devant la maison, nous apprîmes ainsi que nous déménagions pour une résidence aixoise, avec baignoire sabot et wc indépendant. Le propriétaire nous donna un petit coup de main avec ….son tracteur, le temps de sortir le poids lourd des ornières dans lequel il s’était enlisé.

Aujourd’hui, on peut toujours admirer notre « beau mas », il se retrouve, avec la maison de maître, au centre du noeud autoroutier Aix Marseille Salon. Il ne reste des deux bâtisses que les murs, couverts de tags.

La maison qui illustre l’article n’est pas celle du récit. Mercredi 11 janvier 2011

 

03/07/2015

Les sorcières de ROUFFACH

dd347ab8da76124a4ccfe03f1c6b1b9c.jpg C’est l’été, l’heure des rediffusions, nous n'allons pas nous gêner entre nous, n’est-ce pas ? , donc je vous propose ce texte de l’année dernière.

Ce petit texte figurait en avant propos, d’un rapport de stage rédigé en 1997 après un séjour de trois semaines en Alsace pendant ma formation de Cadre- Infirmier. Il était même illustré par un dessin de mon père. Je le dédis aujourd’hui à la sorcière de NAJAC.
Si l'on devait donner à l'ALSACE le titre de "Pays des sorcières", ROUFFACH en deviendrait certainement la capitale.
Vers la mi-Juillet, cette petite ville consacre à ces personnages une très grande fête. Il y a aussi à ROUFFACH un bâtiment qui porte le nom de "Tour des sorcières" et au pied du quel se trouve un restaurant décoré de mannequins à leur effigie.
Pourtant celles qui donnèrent leur nom à ce monument n'avaient que très peu de rapport avec ces personnages de légende juchés sur leur balai. Car, elles étaient des êtres de chair et de sang, et les séjours qu'elles effectuaient dans la tour de ROUFFACH n’avaient rien ni de touristiques, ni de gastronomiques. C'était ici qu'elles étaient soumises à la question, torturées, emprisonnées avant d'être conduites à la potence et au bûcher.
Ces femmes, victimes de la bêtise humaine, étaient les ancêtres des infirmières. C'était des guérisseuses qui savaient panser les plaies de l'âme et du corps. C'est à elles que les autres femmes confiaient leurs peines, leurs amours, leurs inquiétudes et leurs angoisses face à la sexualité et à la maternité. Le planning familial, la conseillère conjugale, la psychothérapeute, la sage femme ce sont les "sorcières" qui les ont incarnés au Moyen-âge, et c'est l’IVG qui a souvent servi de prétexte pour les livrer au bourreau. Bien sûr ,parfois ..,souvent ..,ce n'était que remèdes de "Bonnes Femmes", mais l'ignorance des "sorcières" n'avait rien à envier à celle des Médecins de l'époque et de l'expérience des unes et de celle des autres sont nées science et conscience de leurs successeurs.
C'est parce que je rejette l'intolérance et ses cortèges d’inquisiteurs que je me permets, Mesdames les sorcières, de vous rendre cet hommage profondément sincère et de vous demander de veiller sur nous, infirmiers d’aujourd’hui, mais aussi et surtout parce qu’ils en auront grand besoin, de veiller sur les infirmières et infirmiers de demain
.

 

05:01 Publié dans Les sorcières | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : sorcières

02/07/2015

Les 36 fredaines de l'Oncle Félix

Mon oncle Félix était quant à lui un sacré personnage, celui par qui le scandale arrive encore et toujours, l’objet du « secret de la famille dont on ne parlait pas devant les enfants ».
C’était plus qu’un secret, c’était une multitude de secrets dus aux turpitudes de l’Oncle. Le premier d’entre eux, c’était l’existence d’un enfant « caché » qu’il aurait eu avant son mariage et qu’il avait cependant reconnu. S’il n’épousât pas la mère de son fils Jacques, il continua cependant de la voir et d’entretenir avec elle une liaison, dont seule la Tante Marcelle, son épouse, n’était pas informée ou feignait de ne pas l’être.
Bien entendu les ardeurs amoureuses du Tonton ne se limitaient pas à une seule maîtresse mais à un certain nombre, ce qui lui revenait très cher. Il mangeât, comme on dit la boutique, en l’occurrence le salon de coiffure de son beau-père, et après avoir mené « grande vie » il se retrouva, toujours flanqué de la Tante qui ne voyait toujours pas plus loin que le bout de son nez, dans une loge de concierge d’usine en Picardie, logement et emploi que son frère Maurice lui avait obtenu grâce à ses relations. Il continuait à faire quelques coupes de cheveux dans sa minuscule loge, pour arrondir les fins de mois.
L’oncle Félix pourtant, avait lui aussi tout pour réussir, il avait été sous officier de réserve dans la cavalerie avant la guerre de quatorze, ce qui n’était pas rien, et l’auréolait d’un certain prestige dans la bonne société, en en particulier auprès des dames. Félix une fois revenu à la vie civile, était devenu, comme c’était la tradition dans la famille, employé de commerce, mais il se montrât quelque peu « indélicat » avec la trésorerie de son patron, ce qui lui valut un court séjour derrière les barreaux. À sa sortie, il pensait avoir payer sa dette, mais l’armée, à l’époque était très soucieuse de l’honorabilité de ses sous officiers de réserve, il n’était point concevable qu’un repris de justice puisse porter des galons et servir dans une arme prestigieuse. Il fut donc dégradé et affecté dans un régiment d’infanterie de réserve connu pour y accueillir au sein de certaines de ses compagnies d’anciens taulards ayant par ailleurs accomplis leur peine.
Ce n’était certes pas les bataillons disciplinaires, cependant, il va de soi que les « gens honnêtes » ne voyaient pas d’un mauvais œil le fait que l’armée utilise en premier des anciens détenus comme chair à canon. Sitôt sortis d’une « boucherie », ces soldats repartaient en subir une autre. C’est à ce prix qu’ils devaient racheter leurs fautes.
Un matin, Félix et une grande partie de son régiment eurent la surprise, en sortant de leurs casemates, de découvrir qu’ils étaient prisonniers, les allemands ayant occupé dans la nuit les positions qu’ils étaient censés défendre.
Les militaires allemands, plus intelligents que leurs homologues français comprirent très vite que « ceux-là » ne chercheraient surtout pas à s’évader, peu désireux de retourner au front après leur cavale. C’est comme cela que mon oncle et ses compagnons trouvèrent des « planques » en travaillant dans les fermes ou des usines allemandes près de la frontière autrichienne, ce qui était grandement préférable aux camps de prisonniers.
Mais revenons à l’Histoire avec un grand « H » Le 2 novembre 1918 l’empereur d’Autriche abdique, le 3 le nouveau gouvernement autrichien capitule sans condition, se réservant juste le droit de protester si les troupes alliées pénètrent, comme elles en avaient l’intention, sur son territoire pour attaquer l’Allemagne. Et c’est le 4 (Il y a quatre-vingt dix ans aujourd'hui) que Félix, comprenant que la fin de la guerre était proche, décida de s’évader, avec la complicité de femmes allemandes (ces camarades pouvaient comptaient sur ses talents de séducteur) franchissant la frontière toute proche en s’octroyant le droit de passage en Autriche que ce pays venait implicitement de reconnaître aux alliés. Est-ce aussi un pur hasard s’il ne revint en France qu’après l’armistice du 11 ? Ce qui est sûr c’est qu’il a pu se targuer du statut de prisonnier de guerre évadé.
Le 18 il arrive enfin à Paris, où il retrouve son jeune frère qui vient d’avoir une permission, c’est ce dernier qui va lui faire connaître le jour même Marcelle sa future épouse.

22:01 Publié dans Famille | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : 1914-1918, fredaine