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27.06.2008
La triste et lamentable histoire des sorcières d'Uzès
Puisque vous aimez les histoires de sorcières je vais vous en raconter une, absolument authentique (comme l’attestent Gaston CHAUVET et Lionel d’ALBIOUSE, historiens patentés de notre bonne ville d’Uzès). Permettez moi seulement de vous en livrer une version revue et corrigée par un loup de vos connaissances, qui n’en a pas toutefois modifié la véracité sur l’essentiel. Car voyez vous, si nos illustres auteurs ont puisé dans les archives municipales, ils n’ont pu, par contre, bénéficier de témoignages oculaires, et pour cause car notre histoire s’est déroulée à la fin du XVème siècle. Or à cette époque, je pratiquais l’amour courtois avec une jeune chienne nommée Pifette, une « bergère cévenole », qui surveillait le troupeau de son maître sous « les barris » du château ducal. Les loups n’ayant pas le droit de citer à l’intérieur des remparts, nous nous retrouvions près d’une capitelle, une de ces huttes en pierres sèches que les provençaux nomment « bories ». C’est là qu’elle me raconta la triste et lamentable histoire des trois sorcières d’Uzès, tandis que je dégustais la carcasse d’un agneau mort né que Pifette et son berger m’avait laissé en guise de déjeuner.
Vous vous plaignez mais sachez qu’ en ce temps là l’administration de notre beau pays était encore plus compliquée qu’aujourd’hui, rien que pour notre ville, nous avions trois pouvoirs, celui du roi, celui de l’évêque et celui des consuls et autres échevins. Chacun d’entre eux avait son siège, son tribunal et son gibet, Le pilier de celui du pouvoir royal est encore visible sur l’ancien chemin de Nîmes, derrière le Mas de Justice, le bien nommé, car braves gens, si vous demeurez dans un lieu appelé « Pont de justice », « quartier de justice », « fontaine de justice », apprenez que c’est là, qu’au Moyen âge on pendouillait larrons et malandrins.
Mais je m’égare, revenons-en à nos « masques » car c’est ainsi que l’on nomme dans nos pays celles qui se livrent à la magie noire.
En l’an de grâce 1491, Dame Espaze, qui demeurait rue de l’Epée, entre la Tour du Roy et celle de l’Evêque, fut accusée de sorcellerie en compagnie que deux autres femmes du quartier. Nos trois sorcières, ou prétendues telles, furent conduites à la tour de l’Evêque, siège du pouvoir épiscopal. Deux d’entre elles, dont notre Dame Espaze furent condamnées à la pendaison, et suspendues par le cou au gibet de Monseigneur l’évêque jusqu’à ce que mort s’en suive. La troisième eu à subir le bannissement, on dit qu’elle s’en alla quérir aventure au-delà des mers, mais une farfadette de mes amies prétend qu’elle serait revenue dans nos contrées, et que l’on peut, les soirs de pleine de Lune, de Sabbat ou de bacchanales, la voir voltiger sur son « escoube » dans le ciel au dessus du château de Najac. 
La suite de mon histoire, car elle n’est point finie, je vous la narre comme Pifette me l’a racontée, elle qui a tout vu, tout su, tout entendu, tout retenu.
Scandale ! scandale ! s’écria le sénéchal, représentant du pouvoir royal, "Monseigneur l’évêque de quel droit avez-vous fait pendre ses deux femmes ?, c’est une honte". Le prélat, tout confus, jura de sa bonne foi,
« la sorcellerie c’est du domaine du spirituel »
« Que nenni,seule la justice du Roy peut décider des cas exigeant la mort, faîtes dépendre ces dames et que l’on conduise les corps à la tour du Roy, siège de la sénéchaussée !! »
On dépendouilla donc Dame Espaze et sa compagne, on convoqua les témoins, rameuta la foule, et après en avoir délibéré avec lui-même, le sieur sénéchal fit amener les deux suppliciées au gibet royal cette fois, où elles furent rependues. « Ainsi, comme l’écrit Gaston CHAUVET dans son ouvrage, fut rétablie publiquement dans ses droits et privilèges usurpés, la juridiction du roi de France »
16:05 Publié dans Les sorcières | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note | Tags : sorcières, Uzès, gibet
24.06.2008
Mes ancêtres les sorcières....
Dans les « sorcières de Rouffach »je vous avais déjà dit que ma grand-mère maternelle était une sorcière « une vraie » comme celles que j’ai décrites dans le texte ci nommé.
Léontine, car elle s’appelait ainsi, n’avait aucun diplôme, elle connaissait les plantes qui guérissent (les autres aussi, mais comme elle n’avait pas la moindre once de méchanceté elle les ignorait). On disait de ma grand-mère qu’elle avait le don de prédire l’avenir, personnellement je dirais qu’elle avait plutôt le sens de l’observation, et suffisamment de sagesse et de psychologie pour sentir « venir les choses ». C’était surtout une sage femme, à tous les sens du terme. Elle avait aidé à accoucher de nombreuses mères, mettant entre autre au monde les quatorze ou quinze enfants de sa belle sœur. La présence de cette paysanne de la montagne rassurait autant les futures mamans que l’unique médecin du canton. Pourtant, lorsque je fis savoir qu’il était grand temps de m’accueillir au sein de la famille, Léontine paniqua, la belle sœur c’était normal, les voisines ça pouvait aller, mais sa fille ……cette affaire la dépassait complètement. Ma mère, avec son sens de l’autorité que nous lui connaissions bien, lui secoua les puces et pour mon grand bonheur Léontine me mit au monde.
Je ne suis pas contenté d’un apparentement avec les sorcières uniquement du coté maternelle, car voyez vous, moi qui ne crois pas au hasard, je pense que si mon père a choisi la fille de l’une d’elle, c’est parce que du coté de sa mère ….. vous voyez où je veux en venir ?
Ma mémé Dédée n’appartenait pas à cette confrérie, mais par contre elle était native du Berry, et qui dit Berry dit sorcellerie et Magie Noire. Au cœur de ce pays, fait de Marais et d’étangs, il existe trois villages qui forment ce que les berrichons eux-mêmes appellent le triangle des sorciers, ce n’est rien de dire qu’il s’agit du saint des saints de l’ésotérisme, Un dicton local dit d’ailleurs « Villiers, Saulnay, Paulnay trois pays de sorciers ». Ma grand-mère, petite fille d’instituteur, naquit par hasard dans l’école de son grand-père, à Saulnay, sa mère étant venue se reposer chez ses beaux-parents pour échapper à la « vie parisienne ». Cependant ses origines berrichonnes étaient indéniables, et elle passait souvent ses vacances chez sa Tante Berthe à Villiers, l’un des deux autres villages du fameux triangle.
La Tante Berthe, rien que le nom vous avez déjà une idée du personnage, demeurait avec son mari le sabotier en bordure des marais de la Brême, à l’écart du village, juste ce qu’il faut pour être à l’abri des regards indiscrets, tout en ne perdant pas une miette de ce qui pouvait ce passer chez les autres. Imaginez ce pays, celui du grand Meaulnes, couvert de brumes, où il est facile de se perdre dans les marais si l’on n’est pas du cru, vous avez ainsi une petite idée réjouissante du cadre et pour corser le tout, le petit bois derrière chez la tante s’appelait le bois des vipères. Mais qui dit la Tante Berthe dit l’oncle Auguste, le sorcier, enfin le plus sorcier des deux, c’était lui. Jeteur de sorts et désenvoûteur, Malheur a celui qui lui manquerait de respect, les créatures du marais, dont il connaissait les secrets se chargeraient de tourmenter l’importun. Mais ce qui faisait surtout la réputation de l’oncle c’était…comment dire… ? sa…baguette magique. Dans tout le pays elle était connue pour faire du bien aux dames qui souhaitaient en apprécier la sustentifique moelle. L’oncle en faisait un usage immodéré à un point tel que cela n’était plus un secret dans la famille, mais presque un titre de gloire.
Je n’ai pas connu l’oncle, mort bien avant ma naissance, par contre, même si je n’ai aucun souvenir d’elle, j’ai côtoyé la tante les premières années de ma vie, car elle était hébergée chez ma grand-mère après son veuvage. Elle m’aimait bien, et appréciait, elle qui n’avait pas eu d'enfant, de nous garder quand ma mère travaillait.
Il parait que quelques jours avant sa mort, elle m’aurait confié à l’oreille le secret de l’oncle pour enchanter les dames. Malheureusement au Lycée de saint Flour, ils ne faisaient pas Berrichon en seconde langue.
22:55 Publié dans Les sorcières | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : sorcières, Berry, sorcelerie
23.06.2008
Punition, Religion, Informations.
La vie en Internat dans les années soixante (deuxième partie)
En ce temps là, braves gens Jésus dit aux apôtres………..non, je déconne…En ce temps là, ( au début des années 60) les internes étaient contraints de rester dans l’établissement un dimanche sur deux, et le mercredi se passait au bahut. Le Dimanche matin, il y avait la messe. Lorsque ce n’était pas un Week-end de sortie je n’avais pas de problème, comme quelques autres je n’y allais pas et nous passions notre temps en étude à jouer aux cartes. Par contre les jours de colle, ça n’allait plus. J’étais parfois le seul à vouloir rester au lycée, et les pions n’appréciaient guère la chose, j’étais l’empêcheur de prier en rond, et je fus contraint un jour de me rendre à la cathédrale motivé par quelques coups de pied au cul.
Je m’en plaignis à mes parents qui se plaignirent à leur tour au principal, Monsieur CHEVALEYRE, homme fort brave au demeurant, grand défenseur de la laïcité, mais quelque peu dépourvu devant la ferveur « religieuse » de ses maîtres d’internat.
En gros, il nous répondit qu’il pouvait effectivement exiger qu’un pion reste pour me surveiller et veiller à ce que personne ne me conduise de force à la messe, mais, dans mon propre intérêt, ne valait-il pas mieux faire profil bas car il ne pouvait pas garantir que certaines représailles ne puissent s’exercer à mon encontre, et qu’en résumé, si PARIS valait bien une messe pour un roi de France, ma tranquillité personnelle en valait bien autant. D’autant conclut-il que le meilleur moyen de ne pas être embêté par ce problème c’était d’éviter d’être collé. (Merci du conseil !)
Le message avait le mérite d’être clair et je dus me résoudre à en tirer les enseignements. C’est ainsi qu’un beau dimanche de colle je pris avec les autres punis la direction de la cathédrale basaltique de Saint FLOUR, monument magnifique mais quelque peu austère voir sinistre à mon goût.
Nous étions libres de nous placer où nous voulions, je restais donc au fond près du porche d’entrée que je re-franchisais rapidement, partant du principe que j’avais bien le droit d’avoir envie de me rendre aux WC et que c’était bien malheureux que des lieux d’aisance ne soient pas aménagés en sous-sol de ces édifices religieux. Je n’étais pas le seul à être pris d’une telle envie, d’autres élèves, et même des pions s’éclipsèrent discrètement pour se rendre aux seuls endroits pourvus de toilettes, c’est à dire les cafés et autres débits de boisson qui cernent le parvis de la cathédrale. (Je compris ce jour là, que la fervente piétée de certains n’était pas très sincère) Nous étions bien entendu, obligé de consommer pour avoir droit d’utiliser les sanitaires, et tout en sirotant ma menthe à l’eau je dévorais Paris Match et les quotidiens régionaux mis à la disposition de la clientèle, me tenant ainsi informé de cette actualité que le lycée tenait tant à nous cacher. Les journaux étaient strictement interdits, ainsi que les postes radio à transistor qui en étaient à leur début et de toute façon, bien trop cher et bien trop gros pour passer inaperçu. Il ne fallait pas compter sur le peu d’externes et les quelques demi-pensionnaires pour en savoir plus. J’appris l’odyssée du premier homme dans l’espace, Youri GAGARINE, par une lettre de mes parents remise comme tous les courriers au repas de midi. Je partageais cette information à mes compagnons de table qui se moquèrent de moi, « Un homme dans un satellite, c’était impossible ». Nous nous sommes tournés vers les autres, sans plus de résultats, pourtant si mes parents l’avaient écrit, c’est que ça devait être vrai. Il ne nous restait plus qu’à questionner nos rares externes dont l’un d’eux consentit à nous confirmer la nouvelle qui remontait déjà à une bonne semaine, et qui fit aussitôt le tour de la cour des garçons.
Dans n’importe quel lycée de France un tel événement avait dû être commenté en cours par les professeurs. Pas à Saint FLOUR, il existait deux mondes hermétiques le dedans et le dehors.
Une fois, une seule fois pourtant, nous vécûmes l’actualité en direct. Pour la première et dernière fois en trois ans je vis un poste radio « transistor » sorti au grand jour dans notre cour. Nous étions tous agglutinés autour, même les pions qui auraient dû normalement confisquer illico cet objet délictueux. Nous étions le 19 Mars 1962, la guerre d’Algérie venait de prendre fin.
Elle faisait partie de notre vie, du plus loin que remontait ma mémoire je l’avais connue, nous avions tous vu partir des frères, des cousins, des voisins, nous avions tous craint pour eux, mais aussi pour nous car fatalement, un jour nous partirions. Elle était notre passé, elle était notre présent, elle devait inexorablement être notre devenir. Par elle, j’ai compris la notion de relativité du temps, le bac nous paraissait très loin, tandis que l’Algérie se ruait vers nous afin de nous anéantir
16:13 Publié dans Souvenirs du Lycée | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : internat, guerre d'Algérie
Dimanche 23 Juin 1918-Lundi 23 juin 2008
Lettre écrite 7 jours avant sa mort par un jeune soldat de 28 ans, mobilisé dès le 1er aout 1914
Dimanche le 23 Juin 1918
Mon cher Papa.
Je viens d’apprendre par un mot de Maurice que tu étais rentré à Paris. Je pense que tu as laissé Maman en meilleure santé et que le cafard était passé.
Ma longue lettre a fait le tour de la famille, pourtant elle n’avait rien d’extraordinaire. Tous les copains qui étaient avec moi en ont vu et fait autant.
Je te remercie bien de ton petit colis (saucisse et fromage) il m’a servi le matin quand je partais à 4h pour rester 8 heures dans un fourgon.
Je suis toujours au Ravitaillement du C. I. D et pour le moment je ne m’en fais pas une miette. Tous les autres gradés et hommes disponibles sont partis au Régiment de combat pour boucher les nombreux trous. J’ai eu la veine d’être arrivé le dernier de mon grade.
J’ai vu avec plaisir que tu avais bien profité de tes vacances pour sortir Maman et la distraire. Ça lui aura fait certainement beaucoup de bien.
D’Emile et de Maurice les nouvelles sont bonnes. Je vais tous les 3 jours à Epernay et j’en profite pour bien employer mes heures de liberté. Nous y allons pour le Ravitaillement de la Compagnie.
Merci pour tes souhaits de bonne fête, nous allons l’arroser ce soir, nous sommes 4 du même prénom, les bouchons vont sauter un sacré coup. Tu vas reprendre le collier très probablement demain, je te souhaite bon courage et de bonnes affaires.
Donne moi des nouvelles de Maman !
As-tu reçu mon livret de pécule et ma photo,
Je t’embrasse bien affectueusement.
http://lettresdeguerre-1914-1918.midiblogs.com/
00:03 Publié dans Histoire | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Lettres de guerre, 1918
21.06.2008
Je suis Tagué mais je me soigne
A présent la forme humaine de notre ami avait disparu sous l'amoncellement de la pieraille. Le scrupule que nous avions éprouvé s'estompa à son tour, et nous lançâmes pendant je ne sais combien de temps , de lourds morceaux de roc. Labeyrie termina l'épitaphe, sobre et simple comme la tombe elle même.
Et voilà, j'ai accompli mon tag ( voir Magie Rouge-Saadou et Marie) . C'est extrait de "Le gouffre de la Pierre Saint Martin" d'Haroun Tazieff, page 123, 5ème phrase. Ce passage évoque la mort de Marcel LOUBENS, dont le corps fut enseveli, après son accident mortel, au fond du gouffre dans un premier temps, par ses amis, dont le Vulcanologue Haroun Tazieff, quelques années plus tard de nouveaux moyens techniques permirent de le remonter à la surface.
Je dois désigner de nouvelles victimes, c'est un peu difficile, Marie et Saadou ont déjà pris toutes mes connaissances, Tiens, si je mettais notre ami DELAVANT, et ses quatre blogs ? Il va encore nous faire une sortie du tonnerre de Dieu. Et pourquoi pas Vivre à Uzès ?.
08:21 Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : Tag
19.06.2008
C’était une bien belle journée………..
Ça avait pourtant bien commencé, il y avait deux e-mails dans ma boîte aux lettres. Un d’Aurélie, qui est partie faire de l’humanitaire en Équateur, ( D’après ce que j’en lis, l’humanitaire à bon dos, ) et un autre de notre sorcière de Najac , quand à Monsieur le Soleil, il daignait enfin nous réchauffer un peu. Donc tout allait bien, ma petite louvette avait tenu à venir faire les courses avec moi, et comme elle avait peur que nous soyons trop seuls elle a embarqué sa « Dora » avec la poussette. Et c’est là que ça a commencé à se corser, parce que , comprenez-vous Dora, elle doit apprendre à faire les commissions, donc à chaque « Gondole » faut faire une pause pour lui expliquer ceci, et ensuite cela, et puis encore ceci et puis encore cela. Moi qui espérais en finir en moins d’une demi-heure, j’ai rapidement compris qu’il me faudrait tripler le temps. Avez-vous déjà essayé de pousser un caddy d’une main, de tirer la poussette à Dora d’une autre et de tenir la menotte d’une petite louve avec …heu…de la bonne volonté ? J’ai bien essayé de la mettre dans le chariot mais………. « Non Madame, ce n’est pas une alerte à la Bombe, c’est Jeanne Lou qui hurle à la Lune,………. oui à Midi, pourquoi pas ? », Une seule solution, marcher devant elle, à quinze pas et attendre qu’elle veuille bien venir me rejoindre « Pardon Monsieur, Sécurité du magasin, la petite fille là-bas, elle est avec vous ?» - « Oui pourquoi ? » - « Comme elle est seule, il y a des clients qui s’inquiètent » - « Mais elle n’est pas seule, je ne la quitte pas des yeux ». Le Type me regarde avant de tourner les talons en haussant les épaules. J’opère alors un repli stratégique vers les caisses et je me retrouve dehors, Quelques Camping-cars flambant neufs sont venu, comme d’habitude, se garer à coté de ma vieille tanière à roulette afin me faire honte, et nous nous réembarquons sous les sourires condescendants des nouveaux riches. Et c’est au moment de mettre le contact que j’ai entendu ….devinez quoi … « Miaou, miaou ». J’arrête mon moteur, je fais le tour de la cabine, rien, à part bien sûr ces miaulements qui continuent, J’ai beau gamberger je n’arrive pas à comprendre comment un de mes chats aurait pu monter dans mon engin et c’est alors que je réalise que les miaulements viennent du toit. La Yoko a fait le voyage de la maison jusqu’au supermarché accroché à l’antenne du Camping-car. (Madame BARDOT, je ne l’ai pas fait exprès) YOOOOOOOOOOKOOOOOOOOO YOOOOOOOOOKOO, « Non monsieur c’est n’est pas l’alarme du véhicule (y’a belle lurette qu’elle ne marche plus) c’est Jeanne qui crie après son chat ». Et ça les fait rire, ils sont bientôt une dizaine à me regarder appeler l’autre zouave sur son toit. Je ne sais pas si vous avez essayé d’attraper un chat qui ne veut pas descendre d’un arbre, mais je peux vous dire que c’est pareil sur un camping car, Il y a rien de plus idiot que ces bestioles là, plus vous approchez plus ils reculent, et plus ils reculent plus ils pleurent. Heureusement que j’avais une petite échelle dans un coffre. J’arrive à la maison, il est déjà 13 heure, vite je décharge les courses, c’est le moment que la petite choisi pour renverser un arrosoir sur la terrasse, la transformant en patinoire où elle joue les Candéloro. Le temps de lui dire que c’est dangereux et je me retrouve par terre les quatre fers en l’air, Je me relève tant bien que mal et je branche le barbecue électrique, c’est à cet instant que surgit le facteur qui me demande si je suis invité au mariage de DOMENECH, je prends mes trois factures des mains de l’homme de lettres et réponds par courtoisie à sa plaisanterie quand Dame Zette crie ‘Il y a le feu », c’est le torchon que j’avais oublié sur le barbecue qui s’est enflammé. Je le jette à terre et je l’arrose puis je le mets à la poubelle, je vais pouvoir enfin faire cuire mes saucisses quand une épaisse fumée envahie la terrasse, « mais quel est l’idiot qui a bien pu jeter un torchon à moitié éteint dans le super container mis à ma disposition par le SICTOMU ? » Ce bel objet d’Art, parfaitement décoratif sur ma montée de garage a pris un coup de vieux, heureusement j’avais le tuyau d’eau à coté. Ouf, revenons à notre barbecue, mais où sont passées les saucisses, elles étaient pourtant sur la table.
«YOKO, ramène les saucisses immédiatement, YOKO descend de cet arbre, YOKO…. »
19:00 Publié dans Famille | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : Saucisses
16.06.2008
Le Petit CHAPERON ROUGE
Ginette, j’ai beaucoup apprécié ton tableau du petit chaperon rouge, cependant tu comprendra qu’il est temps que la vérité soit rétablie sur cette lamentable histoire, l’opinion a été manipulée par la presse People, la désinformation stalinienne et le lobby des chasseurs a fait le reste. L’heure est venue de rouvrir le dossier, non, le loup n’a fait aucun mal au petit chaperon rouge, (surtout depuis qu’elle a pris les traits d’Alexandra), c’est absolument rocambolesque. De quoi accuse-t-on mon client ? (C’est-à-dire moi-même) je vous le demande, Si j’avais voulu manger le petit chaperon rouge, je l’aurai fait tout de suite, dans le bois, avec la galette et le petit pot de beurre, je ne me serai pas fatigué à courir à l’autre bout du pays pour aller dévorer avant la vieille carne dans sa masure délabrée, parce que je vous en reparlerai de la grand-mère, la vérité toute la vérité je vous l’ai promis, vous l’aurez. Qui a monté toute cette histoire ? A qui profite le crime ? Aux chasseurs, ce n’est pas par hasard que l’un d’entre eux a le beau rôle dans cette affaire. Ils nous en veulent sous prétexte qu’on leur pique « leur » gibier, mais oh, de quel droit s’attribuent-ils ce que la nature a donné à tout le monde ? Regardez les faire les beaux devant les jeunes filles et leur mamées. Mais revenons à notre de Grand-mère, c’est elle qui est derrière tout ça. Entre la pension de réversion de son mari et sa retraite de prof de gym du collège Rococo SIFFREDI elle a la belle vie, Toujours en voyage, jamais chez elle pour s’occuper de la petite le mercredi quand sa mère travaille. Vous la voyez habiter une vieille baraque aux fonds des bois ? Que nenni ma Ginette, la mémé du petit chaperon rouge a son duplex en ville, il lui faut son coiffeur,son docteur, son kiné à portée de main, et surtout le Karaté Club du pays, dont elle est présidente . La vérité ma Ginette, c’est qu’elle était jalouse parce que le Petit Chaperon rouge et moi on était copain et ça ne lui plaisait pas, « Un loup blanc, passe encore, mais un noir ! Ce n’est pas possible, Pas de ça ! ».
Allez ma Ginette, je te laisse, j’ai du travail car ce soir j’ai les trois petits cochons à dîner.
Je m’excuse auprès Alexandra ROSENFELD d’avoir subtilisé son visage pour y mettre celui de ma Louvette. Connaissant sa gentillesse je sais qu’elle me pardonnera. Tout comme je pense que Ginette me pardonnera d'avoir repris la lettre que je lui avais adressé sur son blog FreeARt http://freeart.midiblogs.com/
19:40 Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : Chaperon Rouge
14.06.2008
Ah l'Amour, L'Amour, Toujours l'Amour
A pas de loup, nom d’Akela oblige, je me suis rendu à la transhumance faire mon marché, Dans mon sillage, ma petite meute me suivait à la queue leu leu, nous avons établit notre tanière pour la nuit à un quart de le lieu de l’Espérou, à la lisière des bois, ça va de soi. Ma petite louvette de 27 mois était du voyage, C’est elle qui hier soir alors qu’elle hurlait à la Lune, (La Lune, La lune La Lune….oui, ma chérie, on voit la Lune ….. La lune, La Lune, La Lune,…. oui, on a compris y’a la Lune, c’est normal, il va faire nuit…… La lune, la Lune…….. Les moutons les moutons…..) Ah la brave petite Louvette, elle avait raison, dans la pénombre de la nuit tombante, elle les a vu arriver, venant du col des vieilles, ils avaient pris un peu d’avance sur les horaires, sûrement afin de voir le match de foot car nous ne les attendions que le lendemain.
Et voilà, hier soir, nous avons vu des brebis, pendant que d’autres regardaient des chèvres à la Télé. Ah si vous aviez vu ma louvette, ses yeux perçant qui luisaient de plaisir, ses petites pattes pédalant de toutes leur force pour rattraper le troupeau, se mêlant aux bédigues, ses petites dents affûtées savourant par avance ce moment exquis qui s’offrait à elle, Impossible de la faire dormir avant 23 heures, elle voulait encore et encore voir les moutons. Il faut vous dire qu’elle se prénomme Jeanne- Lou, c’est sa maman qui a voulu rappeler qu’elle était une fille de notre Clan. On y tient…..
Ce matin, nous sommes partis à pied tous les deux à la rencontre des autres troupeaux, Ils passeront par ici, disaient les uns, non, ils passeront par là annonçaient les autres, Mais que diable espéraient-ils tous tromper notre flaire de loup ?, ignoraient-ils qu’Akela avait arpentait ces chemins été comme hiver il fut un temps. ? Le troupeau, nous l’avons trouvé dans une draille, les bergers marchant fièrement devant. Ah ma Janou, tu as de suite retrouvé ton appétit de louvette, courant, criant, heureuse comme pas deux et puis tu l’as vu, il était juste à coté de toi, et ce fut le coup de foudre pour ce petit agnelet à peine plus âgé que toi, mignon à croquer. Oh que vous étiez beaux tous les deux, vous vous êtes pris par la main et vous vous n’êtes plus lâchés. Oublié le reste du troupeau, oubliés les bergers, il n’y avait que vous au monde, bien sûr, pour nous faire plaisir vous avez suivi la transhumance jusqu’à L’Espérou, mais de loin, sans plus rien voir que ce copain providentiel, Moi Jeanne Lou, moi Erwin, on est fait l’un pour l’autre. Emportés par la foule, et tralala et tralali, et voilà, on s’est perdu, non, il est là, reviens, j’accours, on se reprend la main, et on re-pleure parce qu’il est reparti, mais les retrouvailles sont si belles.

Jeanne et Erwin
Et puis ce fut la rupture, bête et définitive, il est parti au diable vauvert, et toi ma louvette, tu as suivi Akela. Mais rassures-toi, en Septembre, en te mettant à l’école, on mettra un peu la louve dans la bergerie, des agnelets, tu vas voir, ce ne sera qu’un début.
21:15 Publié dans Famille | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Amour, les loups, la transhumance, L'ESpérou
11.06.2008
Jean-Claude et la truite enchantée
Connaissez vous Saint ALBAN sur Limagnole ? Moi oui car du temps de l’errance de mes parents nous avons résidé trois ans dans ce gros village de Lozère qui a (entre autre) la particularité d’avoir été le théâtre au 18ème siècle des exploits de la redoutable bête du Gévaudan. Elle osa même, à deux reprises, remonter tranquillement, et en plein jour, la rue principale jusqu’au pied du château de pierre rouge où elle s’allongea « comme un chien qui attendrait son maître » d’après les témoins de la scène. De là naquit la légende selon laquelle le bien triste sire et très méprisable Comte Jean François- Charles de MORANGIÈS, fils du seigneur des lieux, en était le maître et Jean CHASTEL le meneur, mais ceci est autre histoire que je vous narrerai un autre jour.
Donc en cette époque là, (non pas celle de la bête, mais celle du général), durant les vacances de l’été 1961, je transmis à Jean-Claude les subtilités de l’art de la pêche à la main à laquelle j’avais moi-même été initié pendant les promenades du mercredi par mes camarades d’internat. (Ce qui prouve que je n’ai pas complètement perdu mon temps pendant mes études). Mon « Nano » y prit rapidement goût. Vairons et goujons n’eurent qu’à bien se tenir aux premiers jours de Juillet.
Avec le succès, l’ambition vint à mon frère, il délaissa la menue friture pour la reine de la rivière : la Truite, alors que moi, je restais fidèle à la bonne vieille canne à pêche. Nous partions cependant en expédition ensemble, remontant la Limagnole, Jean Claude me précédant qu’une cinquantaine de mètres. Un après midi, nous étions arrivés à proximité du chemin reliant Saint ALBAN au moulin du Franquet lorsque j’aperçus deux motos arrivant au ralenti. Il était trop tard pour prévenir mon frère, les gendarmes s’arrêtèrent sur un petit pont pour l’interpeller quand il les vit enfin. Nous pêchions normalement aux vers d’eau que nous trouvions accrochés dans une coquille sous les pierres de la rivière et Jean-Claude, qui n’avait pas encore pris une seule truite, aurait eu beau jeu de prétendre qu’il ramassait ces fameux vers afin de m’en fournir. Au lieu de cela, ce « couillon » prit ses jambes à son cou et s’enfuit à travers champs. Les pandores ne s’affolèrent pas, ils l’observèrent aux jumelles puis repartirent.
Mon frère, fit un long détour pour revenir chez nous, tout sourire, heureux de l’exploit qu’il venait d’accomplir en semant des gendarmes…..qui l’attendaient tranquillement à la maison, car il faut vous préciser que nous habitions à coté de la gendarmerie et qu’ils n’avaient eu aucune difficulté à le reconnaître.
En s’enfuyant, Jean-Claude n’avait pas que commis un délit de fuite, il en reconnaissait implicitement un autre, celui de braconnage. Insensible au fait qu’il s’agissait d’une « gaminerie » les gendarmes décidèrent de faire suivre l’affaire qui s’annonçait donc très mal. Heureusement mon père fit intervenir son cousin, Jacques SALOMON, jeune capitaine de gendarmerie à SENLIS, ce qui n’était pas rien à l’époque, mais qui était aussi très connu, à l’échelon national, pour quelques interpellations à hauts risques où il avait fait preuve d’un sang froid et d’un courage à toute épreuve. Les gendarmes de Saint ALBAN, pourtant à cheval sur le règlement, n’hésitèrent pas à s’incliner face à l’intervention de ce gradé promis à très bel avenir. Colonel, commandant une brigade anti-Banditisme, il se reconvertira à la retraite comme responsable de la sécurité du Crédit Lyonnais pour la région parisienne c’est tout dire.
Jean -Claude s’en sortait bien, mais renonça à tout jamais au plaisir de la pêche à la main
19:30 Publié dans Famille | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : Jean Claude, pêche à la main
09.06.2008
Rien n'est perdu
22:15 Publié dans Photos/Dessins | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note | Tags : Photos retouchées













